Ile Saint Germain


Important


Principales Ressources disponibles

* Sur Wikipedia
* Les deux visages de l’île Saint-Germain à Issy (par Le Parisien)
* Extraits de Le parc de l'île Saint-Germain
  • L'année 1964 a failli sonner le glas de ce site déjà fortement altéré. Le Schéma directeur d'aménagement de la région parisienne prévoyait la transformation de l'île Saint-Germain en zone portuaire, capable de stocker quantités de sable et de ciment. L'île ne devra son salut qu'à l'intervention ferme des élus de Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Meudon et du département des Hauts-de-Seine.
  • En 1973, étape préalable au commencement des travaux, un syndicat mixte est constitué. 7 années plus tard, un parc de 12 hectares est inauguré. Ce chantier colossal aura nécessité de démolir pas moins de 35 bâtiments, d'acheminer 45 000 m3 de terre végétale, de planter 1 500 arbres et 3 500 arbustes. Depuis, 8 hectares supplémentaires ont été aménagés, notamment entre 1993 et 1996.

Points d'intérêts :

  • Le jardin de lavandes
Le jardin de lavandes a l'accent du sud : il accueille toutes sortes de plantes méditerranéennes préférant les milieux secs, comme les lavandes, les sauges, les sarriettes.

  • Les jardins imprévus
Une balade dans les jardins imprévus fleure bon les vacances à la campagne : seul le chant des oiseaux pour perturber le calme ambiant. Les vélos, aires de jeux ou de pique-nique, ainsi que les compagnons canins sont tenus éloignés de cet espace sensible afin d'en préserver la tranquillité. Tout passe, tout change, et les espèces évoluent librement au gré des saisons et au fil des ans. Grenouilles, tritons et les canards colverts se partagent les mares de ces jardins, tandis que les abeilles survolent paisiblement les lieux et effectuent d'incessants aller-retours jusqu'à leurs ruches.
Le belvédère offre la meilleure vue sur cette partie du site. Du haut de ce petit promontoire naturel, on peut observer et admirer les jardins imprévus dans leur globalité. En contrebas, un banc invite au repos et à la contemplation.

  • Les jardins clos
Les jardins clos effectuent la transition entre les jardins imprévus et le parc. Quatre auvents protègent l'entrée du lieu. Semblable à la coursive d'un monastère, une allée ombragée longe les côtés de ce jardin rectangulaire et relie différents patios.
Les végétaux à caractère horticole se mêlent dans une réalisation qui recherche les harmonies de forme, de couleur, de volume et de hauteur.

  • Le jardin des messicoles
Le jardin des messicoles invite à découvrir des plantes sauvages un peu particulières. Les botanistes les appellent scientifiquement plantes messicoles, c'est-à-dire "qui accompagnent les moissons". Les agronomes les appellent professionnellement "plantes adventices des cultures". Les âmes bohèmes les appellent poétiquement "fleurs des champs".
Les pratiques agricoles modernes menacent cette flore d'une grande diversité. Elle est, dans ce jardin, protégée et valorisée : le promeneur pourra ainsi redécouvrir la Nielle des blés, le chrysanthème des moissons, le coquelicot, et de nombreuses autres espèces.

  • Le jardin antérieur
Le jardin antérieur renoue avec l'histoire du site : au VIe siècle, l'île était propriété de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés. A cette époque, la tradition voulait que les moines cultivent des potagers et plantent dans chacun d'entre eux des figuiers. Le jardin antérieur est aujourd'hui fruitier.

  • Le jardin des découvertes
Ce jardin composé d'une mare écologique (visiomare) et d'un potager biologique permet aux enfants et aux plus grands d'apprendre, ou simplement de réviser le nom des plantes et des animaux tout en s'amusant. Il est conçu comme un petit labyrinthe en forme de coquille d'escargot. Tout au long du parcours, des étiquettes sont placées comme autant de devinettes.

  • La Tour aux figures
Le ministère de la Culture et de la Communication confie la sculpture monumentale de Jean Dubuffet au Département qui en assurera la conservation, la restauration et la valorisation. Cette première commande publique faite à Jean Dubuffet par l'État en 1983 a été inaugurée en 1988. La Tour aux figures combine l'idée d'une grotte et d'un labyrinthe ascensionnel. Sa hauteur impressionnante de vingt-quatre mètres et son espace intérieur le « Gastrovolve » en font une œuvre d'art exceptionnelle.
Inscrite aux monuments historiques en 1992 et classée en 2008, cette sculpture, installée au cœur du parc départemental de l'Ile Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux, est malheureusement fermée au public depuis de nombreuses années.
Le conseil départemental, qui en a désormais l'entière responsabilité, entend donc la réhabiliter entièrement, c’est-à-dire restituer les couleurs d'origine, aménager les abords, restaurer l'intérieur de l'œuvre pour sa réouverture au public et enfin la mettre en lumière. Cette réhabilitation est effectuée en accord avec la Fondation Dubuffet, titulaire des droits moraux sur l'œuvre de l’artiste.