Alerte rouge sur l'Ile Seguin



NB : Ci-dessous Avis et Contributions des Associations

Où trouver des INFOS
- Analyse des Observations des Associations Enquêtes Publiques 2020


Rappel des 3 enquêtes publiques

1- Enquête publique Environnementale Loi sur l'eau

(du 6 juillet 2020 à partir de 8h30 jusqu'au 7 août 2020, prolongée jusqu'au vendredi 21 août 2020)
Contributions d'associations situant le projet, l'enjeu
  • Monsieur Le Commissaire Enquêteur,
  • L’association Marnes Environnement et Patrimoine vous prie de trouver ci-dessous le lien vers notre analyse de la situation pour le projet Ile Séguin et l’information faite à nos adhérents Ile Séguin Alerte Rouge sur trois enquêtes publiques estivales - Cela concerne Marnes-La-Coquette
  • Au delà d’une présentation relatant :
    • l’avis essentiel de la Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France ,
    • le mémoire en réponse de l’aménageur ,
    • les enjeux pour Marnes-La-Coquette. Notre maire C.BARODY-WEISS, étant Vice-présidente chargée de l’environnement, des espaces verts et des déchets, du développement durable de GPSO (Grand Paris Seine Ouest). Territoire intercommunal sur lequel se trouve l’île Séguin.
  • Nos préoccupations vis à vis du projet soumis à Enquête Publique sont, de par l’importance des projets de construction, le frein général à la circulation de l’air sur la Seine, l’insuffisance des réponses de l’aménageur aux remarques précises de l’Autorité Environnementale (MRAE) concernant :
    • l’impact du projet sur les enjeux environnementaux : aménagements des espaces publics, pollutions des sols, situation de crue, fonctionnalité écologique des espaces publics, analyse paysagère manquant de précisions sur les perceptions….
    • le manque de scénarios de substitution quant aux choix d’implantation et de programmation …
  • Mentionnons également :
    • 1- Non Compatibilité avec le Plan Climat de GPSO en particulier
      • Axe 2 : Un territoire résilient qui veille à la qualité de son cadre de vie
        • 2.1 Intégrer les enjeux du changement climatique dans les projets de construction et d’aménagement,
        • 2.2 Valoriser la nature dans l’aménagement et la gestion des espaces publics,
        • 2.3 Réduire la vulnérabilité des acteurs du territoire au risque climatique.
      • Axe 3 qualité de l’air :
        • 3.3 Adopter une stratégie pour améliorer la qualité de l’air .
    • 2- Non Compatibilité avec les Enjeux de Santé Publique (renforcés par la crise sanitaire), du fait de la masse de bâti dans l’îlot central représentant un frein important à la circulation des flux d’air sur la Seine.
    • 3- Non prise en compte de la nécessité de lutter contre les îlots de chaleur. Cf le travail de l'APUR : Les îlots de chaleur urbains du cœur de l’agglomération parisienne Cahier N° 3 Brises Thermiques
  • En vous remerciant de prendre en considération nos observations, je vous prie d’accepter, Monsieur Le Commissaire Enquêteur l’expression de notre considération distinguée.
  • Par la présente lettre, nous avons le plaisir de vous communiquer l’avis de l’association ‘’La Seine n’est pas à vendre’’ sur l’enquête publique citée en objet afin d’insérer notre avis dans le registre de l’enquête publique. La question de l’aménagement de l’Ile Seguin et de l’achèvement de la ZAC Seguin-Rive-de-Seine est loin d’être - depuis 20 ans - un long fleuve tranquille. Elle illustre le retard pris pour constituer la Métropole du Grand Paris, conforter sa gouvernance et prendre en compte les projets d’intérêt général métropolitain qui ne peuvent être étudiées et arbitrées qu’au seul niveau des communes.
Cet avis est donc construit en deux parties et porte :
  • d’une part sur la forme de certains éléments des 3 dossiers mis à l’enquête publique par la ville de Boulogne-Billancourt concernant deux projets de la ZAC Rives-de-Seine,
  • d’autre part sur le fond des projets envisagés, ceux-ci ne prenant pas en compte le rôle majeur du fleuve et de ses îles en matière de climat urbain au cœur de la zone dense de la Métropole du Grand Paris. Pourtant dans le contexte actuel d’inquiétude pour la santé publique et de réchauffement climatique, les questions environnementales devraient être prioritaires.
Ile_SEGUIN_La_SPAV_EP_N1.pdf (0.3MB)


  • Sur la forme: " L’Association des Rives de Seine, souhaite que la présente enquête publique soit suspendue puis reprise après l'été en s'adressant aux habitants de toutes les communes riveraines de la Seine et de l’île Seguin, au lieu des seuls habitants de Boulogne-Billancourt et de Meudon"
  • Quant au fond : " Je souhaite que le rapport sur l'enquête publique fasse bien apparaître le caractère insuffisant de l'étude d'impact en raison notamment, du contraste entre les bouleversements induits par les projets de construction présentés, et le flou entretenu sur nombre de dispositions essentielles des projets ( abandon irrémédiable d'un îlot de fraîcheur unique en Ile de France, absence de respect des sites et monuments protégés, visuels ne laissant deviner que des constructions transparentes au delà du dixième étage, non insertion des constructions dans le paysage...) Ces lacunes majeures ont été dénoncées dans les avis successifs de la mission régionale d'autorité environnementale ( Mrae) mais, en réponse, la commune de Boulogne-Billancourt n'a jamais vraiment approfondi les motivations des choix effectués par elle, ni leur adéquation avec le site, les changements climatiques en cours, leurs conséquences sur les déplacements des franciliens et la circulation, la santé, la sécurité et les besoins des habitants.
  • " Je souhaite que le commissaire enquêteur recommande au préfet de ne pas accorder l'autorisation environnementale requise."

  • Référence à la loi sur l'eau :
    • Il n’y a donc aucune cohérence à demander des dérogations,quelles qu’elles soient,à la loi de protection de l’eau, à la Charte de l’eau de la Seine Centrale, au PPRI de la vallée de la Seine et aux orientations du SDRIF (artificialisation des sols par exemple). La simple énumération des textes que nous venons de citer suffit à démontrer l’inanité de tout projet qui ne viendrait pas restaurer la trame verte, favoriser le retour de la biodiversitéou l’écoulement naturel des eaux.
    • La situation exceptionnelle dans laquelle l’histoire économique récente a placé l’île Seguin aurait dû favoriser un projet de retour de l’île à l’état le plus naturel possible puisque l’activité industrielle a disparu(pas de destruction de valeur de ce côté-là). La ville de Boulogne a une occasion unique de créerun espace urbain aéréqui contribuerait localement à lutter contre la hausse des températures estivales dans ce milieu urbain très dense. Dans les années 60,31 ou 32 degrés étaient considérés comme une température très élevée à Paris et en petite couronne. En 2020 nous frôlons les 40 degrés en août, température de Djibouti dans les mêmes années 60.
Ile Seguin Enquete loi sur l'eau ADREC

Les points qui motivent l’avis très défavorable d’AEBB sont
  • 1) La RD1 prévue à 2X2 voies au lieu de 2X1 voie.
  • 2) L’insuffisance d’espace vert de pleine terre pour rééquilibrer la ville
  • 3) L’insuffisance de logements à loyers modérés pour rééquilibrer la ville
  • 4) La menace d’une salle de sport disproportionnée sur l’ilot V .


  • A propos des dates estivales des enquêtes - Rappel : La compagnie nationale des commissaires enquêteurs demande dans son dernier memento que : « Pour déterminer les dates d’enquête publique et les permanences des enquêtes interrompues, nouvelles ou reportées, il conviendra de porter une attention particulière aux dates d’enquête publique tenant compte de la période estivale, vis-à-vis : - Du public (possibilité de participation du public, dates et horaires des permanences).
    • Ainsi sauf lorsqu’une opération se situe en zone touristique, où la plupart des résidences secondaires sont occupées, il est conseillé de terminer une enquête au plus tard mi-juillet ou de la débuter à partir mi-août pour permettre aux vacanciers estivaux de disposer au moins de 2 semaines de participation. »
  • L’avis de Val de Seine vert pour l’enquête publique concernant la partie centrale de l’Ile Seguin


2- Enquête publique Ilôt D5 ZAC Seguin-Rives-de-Seine

(du vendredi 10 juillet 2020 à 8h30 au mercredi 26 août 2020) Enquête publique préalable à la délivrance d'un permis de construire en vue de la construction d'un ensemble immobilier sur l'îlot D5 de la ZAC Seguin-Rives-de-Seine à Boulogne-Billancourt
  • Dossier - Lien vers Avis MRAe ZAC Seguin Rives de Seine (1,94 Mo) - Mémoire en réponse-ZAC Seguin Rives de Seine (3,97 Mo)
    • Cliquez sur les onglets ci-contre pour accéder aux observations.
Contributions d'associations situant le projet, l'enjeu
  • Veuillez trouver en pièce jointe les commentaires d’AEBB, Action Environnement Boulogne Billancourt et Ouest Parisien concernant l’ilot D5
AEBB Action Environnement Boulogne Billancourt et Ouest Parisien concernant lilot D5 Enquete publique du 10
Association Belle Rive Malmaison (ABRM)
41 ave Seine
92500 Rueil-Malmaison
Représentée par :
Michel Durand (Président)
10 ave Albert 1° 92500 Rueil-Malmaison
durandmichel2@wanadoo.fr
06 85 75 60 16
Observation ABRM Commissaire Enquête Îlot-5 Ile SEGUIN_v0_2020-08-25
COLLECTIF VUE SUR L’ILE SEGUIN

Meudon, le 25 août 2020

ÉTÉ 2020"}} : ATTENTION ! UNE ENQUÊTE PUBLIQUE PEUT EN CACHER UNE AUTRE !

Les trois enquêtes publiques de l’été 2020 sont comme des poupées russes :

- l’enquête publique sur l’autorisation environnementale à accorder par le préfet au titre de la loi sur l’eau (close le 21 août 2020 après une prolongation de quinze jours et dont les observations du public ont disparu le même jour à 17h30 précise ! )

Cette enquête porte sur L’ENSEMBLE de la ZAC Seguin-Rives de Seine dont le site peut encore être sauvé par le refus d’accorder cette autorisation environnementale ; Elle est close !

- l’enquête publique sur la partie centrale de l’île Seguin porte sur le permis de densifier à outrance, d’édifier une tour et de ruiner un indispensable îlot de fraîcheur vitale ;

- l’enquête publique sur l’îlot D5 porte sur le permis de construire trois tours mettant à mal l’éco-quartier du Trapèze

L’ensemble est soumis à enquête sans les visuels adéquats ni de maquette !

En pièce jointe, vous trouverez les observations du Collectif Vue sur l’Ile Seguin déposée le 17 août 2020 sur les lacunes des réponses de la commune de Boulogne-Billancourt aux avis de la MRAe de 2018 et 2019 dans le cadre de l’enquête publique préalable au renouvellement d’une autorisation environnementale au titre de la loi sur l’eau pour l’aménagement de la ZAC Seguin-Rives-de-Seine Ile Seguin
2020 ZAC observations sur réponse B-B.pdf
notre observation est contenue dans la lettre au CE en pièce jointe.
ADREC Chatou
Ile Seguin et Boulogne enquête ZAC Trapèze.pdf
Avis d’Environnement 92 sur l’aménagement de l’ilot D5 de la ZAC Seguin-Rives de Seine situé à Boulogne-Billancourt

L’association Environnement 92 créée en 1991, est une fédération regroupant 45 associations de protection de l’environnement et du cadre de vie des Hauts de Seine. Elle est agréée Protection de l’Environnement et habilitée au dialogue environnemental au niveau du département des Hauts de Seine. Elle est fédérée à l’union régionale France Nature Environnement-Ile de France.

Environnement 92 demande que l’enquête publique se déroulant pendant le cœur des vacances des altoséquannais puisse être prolongée au moins jusqu’au début septembre comme cela a été décidé pour l’aménagement de la partie centrale de l’île Seguin. Nous demandons aussi que pour une enquête publique les dossiers soient allégés et qu’un résumé non technique court soit présenté aux citoyens. Enfin, il nous semble anormal d’annoncer le début des travaux d’aménagement de l’îlot D5 en septembre 2020"}} alors que l’enquête sera à peine achevée. Les jeux seraient-ils déjà fait ?
Concernant les enjeux environnementaux du projet D5, nous avons sérié les questions selon les éléments naturels soumis à l’aménagement.

Les sols
Ils sont fortement pollués par 100 ans d’occupation par les usines Renault. Nous avons participé au comité de suivi de la dépollution mis en place par l’entreprise Renault. Il est impossible de mettre des lieux de vie pour des humains fragiles au niveau du sol…Il est d’ailleurs aberrant de lotir des lieux très pollués car cela fait courir des risques de santé pour les habitants.

L’air
Plusieurs d’entre nous suivent les travaux d’AIRPARIF qui montrent que la zone de l’ilôt D5 est située dans un secteur ou la pollution de l’air est élevée du fait du trafic routier. Or, le projet favorise au maximum le déplacement automobile en créant plus de 700 places de parking et des places pour des deux roues motorisées tout en oubliant des places de vélo sécurisées. Avec un projet départemental de mise à 4 voies de la RD1, nous sommes très inquiets pour la santé des habitants et des travailleurs de ce secteur.

L’eau
Le projet se situe dans une zone inondable et les parkings dans la nappe phréatique. Le bon sens voudrait que pour éviter tout souci futur, il n’y ait rien de construit en cet endroit. Mais ce sens n’est ni partagé par les élus ni par les architectes voire par l’Etat…c’est pourquoi apprendre qu’une cuve de fioul de 20 m3 est installée dans la nappe phréatique nous paraît inconciliable avec la protection de la Seine.

Pollution sonore
Comme pour le suivi de la qualité de l’air, plusieurs d’entre nous font partie de l’association BRUITPARIF. L’étude environnementale qui se base sur les analyses et la cartographie de BRUITPARIF montre que l’ilot D5 sera soumis à une pression sonore forte (65-75 dB(A) dépassant les valeurs limites autorisées. Nous attirons votre attention sur la nouvelle loi sur l’orientation des mobilités votée en 2019 qui oblige les aménagements nouveaux à prendre en compte le bruit environnant. Comme l’autorité environnementale, nous demandons que les immeubles d’habitations soient placés derrière ceux des bureaux afin d’être protégés de cette pollution.

Espaces de Nature
Mettre du vert à tous les étages et sur les terrasses (concept Green Tower) sert à faire passer la pilule et à jouer sur les apparences. Or, les espaces verts de qualité doivent être en plein terre et la ville de Boulogne-Billancourt en est particulièrement dépourvue avec moins de 5m2 par habitant. L’aménagement de l’ilôt D5 n’améliorera en rien ce sombre diagnostic.

Les immeubles
Construire encore des bureaux alors que le marché s’effondre et que la crise sanitaire a montré qu’une partie du travail pouvait s’effectuer à la maison est totalement contre-productif. Il n’y a aucune utilité publique pour ce projet sinon à encourager la spéculation financière, est-ce bien là le rôle d’une urbanisation de ville qui possède déjà plus d’un million de m2 de bureaux.
Pour les logements, ils seraient plus protégés des pollutions de l’air et phonique placés en retrait du quai Georges Gorse. Quant aux immeubles de grande hauteur, il est aberrant d’imaginer qu’il puisse même approcher la RT 2012 c’est d’ailleurs ce que laisse entendre le cabinet d’expertise thermique en indiquant que tout ce qu’il a fait était théorique. Enfin, il aurait été intéressant que la nouvelle règlementation thermique 2020"}} ait été suivie…Concevoir un immeuble de grande hauteur produisant de l’énergie, un beau défi pour les architectes qui sont ici restés dans le banal et le tout fait par implémentation mécanique.
Les transports et déplacements
Les 4000 personnes qui vont vivre sur ce secteur seront assez éloignées des transports lourds tant que le pont Seibert permettant de gagner la rive gauche de Seine et d’atteindre le tram T2 n’aura pas été reconstruit et ouvert au public et que la gare du réseau Grand Paris au pont de Sèvres aura été ouverte. Cet encouragement aux transports motorisés personnels est à proscrire…D’ailleurs, la saturation des transports boulonnais avec 120 000 habitants et 120 000 salariés est encore accrue.

Conclusion de l'Avis d’Environnement 92
L’achèvement de la ZAC Seguin-Rives de Seine par cet îlot D5 n’est pas un aménagement à la hauteur des espérances environnementales de l’année 2020"}} qui a vu bouger les lignes au niveau des citoyens. Prétendre que cette ZAC est un véritable écoquartier est un déni de la réalité. Il est d’ailleurs probable que toutes ces notions seront revues avec plus d’obligations dans un proche avenir.
Compte tenu des enjeux environnementaux concernant les milieux naturels mais aussi le cadre de vie des habitants et salariés qui ne sont pas très favorables, Environnement 92 donne un avis extrêmement défavorable à ce projet dont elle espère qu’il sera révisé.
Chaville le 7 Août 2020"}}

Irène Nenner, Présidente d’Environnement 92, Officier de la Légion d’Honneur
Val de Seine Vert

Association Loi 1901 agréée pour la protection de l’environnement
Correspondance : 2 rue du docteur Gabriel Ledermann 92310 Sèvres
Tél. : 06 63 13 57 17 – courriel : contact@valdeseinevert.org - Site : www.valdeseinevert.org

Avis sur l’aménagement de l’ilôt D5 de la Zac Seguin-Rives de Seine
situé à Boulogne-Billancourt

L’association Val de Seine Vert (Vdsv) créée en 1992 à l’arrêt de l’activité des usines du site de Renault Billancourt, a pour objet de rassembler les habitants des Hauts-de-Seine qui souhaitent s’informer, faire des propositions et entreprendre des actions collectives en matière de protection de l’environnement et d’amélioration de l’urbanisme et des déplacements. Elle est agréée Environnement et apte au dialogue environnemental au niveau du département des Hauts de Seine. Elle est fédérée à Environnement 92 et à l’union régionale France Nature Environnement-Ile de France.

Avant de décliner les différents enjeux environnementaux qui nous interrogent, nous souhaitons attirer votre attention, monsieur le commissaire enquêteur, sur trois points qui nous semblent indispensables.

1- L’enquête se déroule en pleine période de vacances du 10 juillet au 11 août, une bonne partie des habitants de Boulogne-Billancourt et des villes voisines ne sont pas présents. Nous vous avons demandé de prolonger cette enquête de 15 jours. Nous attirons votre attention sur le fait que votre Compagnie nationale des commissaires-enquêteurs, elle-même, déconseillait de tenir une enquête publique dans ces périodes de vacances.

2- Le dossier d’enquête publique sur cet ilot D5 est constitué 139 pièces distinctes, d’avis de l’autorité environnementale, de la DRIEE, des pompiers…Le résumé non technique de l’étude environnementale est lui-même beaucoup trop long avec ses 54 pages. Comment voulez-vous qu’un citoyen même très intéressé puisse s’en sortir ? Il faut exiger des dossiers à destination du public qui soit facilement lisible et compréhensible…par exemple en limitant à 10 pages avec plans inclus.

3- Le dossier d’enquête est constitué des pièces de demande de permis de construire. Il y est écrit que les travaux de l’îlot D5 démarreront en septembre 2020"}}. Dans ces conditions, comment peut-on justifier que les citoyens donnent un avis sur un projet déjà adopté et dont tous les corps de métiers sont déjà programmés. Cette pratique est malheureusement trop fréquente et dévalorise totalement les enquêtes.
VDSV n’a pas eu le temps ni les capacités d’examiner toutes les pièces mais elle connaît très bien le passé de la ZAC Renault et a suivi de manière attentive les efforts de l’entreprise Renault pour dépolluer les terrains. Plusieurs de ses adhérents ont participé à la commission de suivi. Outre cela, les associations de protection de l’environnement ont pu travailler avec l’entreprise sur l’aménagement de Meudon Campus à Meudon-sur-Seine afin d’en réduire les impacts environnementaux, ce qui a été réalisé.

Qualité des sols

Plus de cent ans d’exploitation des usines Renault ont pollués fortement les sols. La dépollution effectuée par Renault n’est pas complète. Elle ne pouvait l’être puisque celle-ci atteint la nappe phréatique et qu’il se produit continument des remontées de produits et dérivés pétroliers et/ou de produits issus des fonderies. Lire dans l’avis de la MRAE que le projet de création d’une crèche au niveau du sol dans l’un des bâtiments est abandonné sans autre explication est probablement lié à la méconnaissance du dossier dépollution…On ne peut mettre des jeunes enfants au niveau du sol dans les terrains Renault en raison des émanations et de la pollution des sols. Les écoles et crèches créées sur les autres secteurs sont soient au 1° étage soient isolées du sol par un vide sanitaire important. Le dossier complet de la dépollution des terrains Renault est en notre possession puisque nous faisions partie de la commission de suivi.

Qualité de l’air

Les évaluations effectuées par AIRPARIF et les cartographies proposées sur la pollution de l’air dans le secteur du quai Georges Gorse montrent que les valeurs limites pour les oxydes d’azote sont dépassées, que celles pour les particules sont près d’être atteintes et cerise sur le gâteau en période de chaleur importante, l’ozone, qui est un polluant secondaire résultant de l’oxydation de l’oxygène en présence d’oxydes d’azote et de composés pétroliers sous l’effet du rayonnement solaire monte aussi. Ces pollutions sont liées au trafic routier essentiellement qui risque de s’accroître si la RD1 est mise à 4 voies comme le souhaite le département des Hauts de Seine. Le coût annuel de la pollution de l’air a été évalué par le Sénat en 2014 (rapport de la sénatrice Aïchi) à 1500 euros par an et par français (67-90 milliards/an).
Le MRAE a oublié une caractéristique soulignée par la DRIEE à savoir l’installation de deux groupes électrogènes reliés à une cuve à fioul située dans la nappe phréatique à 15 m sous le niveau du sol. Ces groupes pour assurer leur fonction doivent être démarré tous les mois plusieurs heures ce qui générera une pollution de l’air localement.
Vdsv attire votre attention sur le fait que la loi sur l’organisation des mobilités en décembre 2019 indique que tous les aménagements futurs doivent prendre en compte la pollution de l’air par les transports et « instaure le droit de vivre dans un environnement sain ». Même si les décrets ne sont pas tous pris, la loi doit s’appliquer au projet actuel.

Qualité de l’eau

La présence d’une cuve à fioul de 20 m3 et l’existence d’un parking de plus de 700 places sont des éléments qui peuvent en cas d’inondations ou bien d’incidents (incendie, éboulement, chute d’un hélicoptère…) conduire à des pollutions de l’eau de Seine de manière importante. Rien n’est envisagée dans le projet d’aménagement.

Pollution sonore

La zone de GPSO située plus particulièrement en bords de Seine RD1 et RD 7 a été identifiée comme très bruyante par BRUITPARIF comme indiqué dans son rapport de février 2019 « La Métropole du Grand Paris concentre l’essentiel des enjeux d’exposition au bruit routier, avec 86% et 91% des personnes qui sont en situation de dépassement des valeurs limites selon les indicateurs Lden et Ln respectivement. Le T3 (Grand Paris Seine Ouest) apparaît comme le territoire le plus exposé en proportion au sein de la Métropole du Grand Paris : un quart exactement de sa population est exposé au dépassement de la valeur limite de 68 dB(A) pour l’indicateur Lden. » Le nombre d’années perdues en bonne santé pour la population boulonnaise est même indiquée plus de 900 ans. Le bruit routier journalier selon l’étude d’impact dépasse la valeur limite de 68 dB(a) puisque l’étude le chiffre à 65-75 dB(A) et s’appuie sur l’étude de BRUITPARIF. Le Conseil National du Bruit a chiffré le coût annuel de la pollution sonore par français à 1000 euros (60 milliards/an) lié à la dégradation du sommeil et aux maladies cardio-vasculaires. La loi d’organisation des mobilités demande là aussi que la pollution sonore soit prise en compte. L’OMS va encore plus loin et préconise des valeurs limites de Lden de 45 dB(A) pour le bruit routier.

Espaces de Nature

Les espaces de nature sont bénéfiques à la santé des humains. De nombreuses enquêtes épidémiologiques le démontrent dont une des plus célèbres publiées en 2008 (Mitchell, R. and Popham, F. Effect of exposure to natural environment on health inequalities: an observational population study. The Lancet 372(9650):pp. 1655-1660) portant sur 41 millions de britanniques, plus les habitants vivent près d’espaces conséquent de nature meilleure est leur santé. La ville de Boulogne-Billancourt fait partie des 22 villes des Hauts de Seine carencée en espaces de nature avec moins de 5m2 par habitant. Par ailleurs, les espaces de nature en question doivent être en pleine terre, non sur dalle, non sur des balcons, non à tous les étages ou dans des serres d’altitude. Repeindre en vert des logements ou des bureaux c’est un grand jeu pour les architectes.
Les 4 bâtiments occupent 74 % du sols, ne restent libre et étouffées par les immeubles que 3 venelles transversales…qualifiées de percées visuelles. L’humour des architectes est sans limite.

Les immeubles de grande hauteur : bureaux et logements

Si les immeubles de l’ilôt D5 ont des vues intéressantes sur la rive sud de la Seine et les coteaux boisés de Meudon et Sèvres, il n’en est pas de même des habitants des collines de Meudon et Sèvres qui ont leurs vues sur Paris obturées par le « skyline » de la ZAC Seguin Rives de Seine. Le plaisir des uns des uns se fait au détriment des autres.
Les bureaux :
Un IGH de 63,5 m de hauteur de 24123 m2 de surface de plancher (lot 1) et un immeuble de 33 m de hauteur de 15510 m2 (lot 2) pour environ 3300 salariés et 4 niveaux de parkings pour environ 700 véhicules. L’utilité de ces bureaux reste totalement à démontrer hormis l’aspect spéculation financière compte tenu de l’effondrement du marché du parc de bureau en première couronne en raison de la crise sanitaire et de la crise économique près de 12 % des surfaces de bureaux seraient vacantes (https://immobilier.cushmanwakefield.fr/media/download//news/2020"}}/avril/cles-du-marche-bureaux-idf-t1-2020"}}.pdf).

La consommation énergétique de l’IGH New’ R a été déterminée par l’agence BARBANEL (Bagneux). Elle serait de 87,2 KWh/m2/an d’énergie primaire ce qui permettrait d’être classée Label E+C- niveau E2C1, Bbio projet = Bbio max – 30% au sens de la réglementation thermique 2012. L’agence précise dans un encadré que
« Le Cep ne représente pas les consommations réelles du bâtiment ; il est calculé à partir d’hypothèses et de scenarii conventionnels ».
Effectivement selon le thermicien Olivier Sidler, spécialiste des tours, l’erreur entre l’analyse thermique d’un projet immobilier et la réalité une fois le bâtiment construit serait compris entre 50 et 100 % de la valeur théorique (https://www.enertech.fr/modules/catalogue/pdf/44/Consommation%20energie%20tours.pdf).
Cette vision est confirmée par l’Institut d’Urbanisme d’Allemagne (Fribourg) qui mesure la consommation des bâtiments une fois achevés.

Outre cela, l’analyse énergétique ne prend en compte que l’énergie d’usage du bâtiment et passe sous silence deux autres sources de consommation énergétique, l’énergie consommée par l’édification du bâtiment (les matériaux et leurs mises en œuvre) qui peut représenter entre 15 et 20 ans de consommation annuelle, et l’énergie que vont consommer chaque jour les 3300 salariés pour rejoindre leur bureau.
On voit ainsi que sur le plan énergétique, l’ilôt D5 est bien loin d’être un élément d’un écoquartier. Mais plus grave, il est totalement inadmissible alors que la règlementation thermique 2020"}} a été publiée par l’Etat avec un peu de retard lié à la crise sanitaire mais avec des exigences thermiques renforcées, ces bâtiments qui se veulent emblématiques ne soient pas à énergie positive ! Là aurait été le véritable défi.
A tout cela s’ajoute, l’oubli d’un garage à vélo sécurisé, la présence de 2 groupes électrogènes générateurs de pollution de l’air (et oublié dans l’évaluation thermique), la qualité de l’air et la pollution sonore.

Les immeubles de logements (lots 3 et 4)

Hauts de 55 m soit 86 m NGF, ils dominent la plus belle anse de la Seine en agglomération centrale, 290 logements pour environ 660 personnes. Ils sont malheureusement situés dans une zone routière bruyante mais aussi liés à des bruits intermittents issus du trafic des hélicoptères transitant au-dessus de la Seine ou faisant mouvement vers l’héliport d’Issy les Moulineaux (5000 transits et 10 000 mouvements par an environ). Sans revenir sur les valeurs de bruits notés plus haut, il serait judicieux de suivre les conseils de l’autorité environnementale qui préconise de reculer la façade avant des immeubles ou encore plus adapté de les placer derrière les immeubles de bureaux. Il est à rappeler que c’est la solution qui a été choisi sur les terrains Renault de Meudon où sur Meudon-Campus les 4 immeubles de logements ont été placés en arrière des immeubles de bureaux qui font barrière aux bruits routiers…mais pas ferrés.
La non-prise en compte de la pollution sonore sera certainement une cause d’aggravement de la santé des populations mais plus certainement de recours administratif.

Trame verte et bleue

La Seine est l’élément dominant et ses risques de submersion ont été pris en compte mais il est toujours inadmissible de construire en zones inondables…près d’un million de francilien sont dans ce cas. Les dégâts seront considérables et paralyseront une partie de l’agglomération centrale qui est trop imperméabilisée…comme l’est l’ilôt D5.
Pour le vert, en mettre à tous les étages et sur les toits ne remplaceront jamais la végétation en pleine terre qui seule peut jouer un rôle climatique. Les végétaux en étage ou en terrasse coûteront plus d’énergie et d’eau pour leur entretien qu’ils n’apporteront de bénéfices. Nous sommes dans le monde d’avant qui ne veut pas voir l’avenir difficile qui nous attend.

Les transports et déplacements

Le projet fait encore une fois la part belle aux déplacements personnels motorisés 2 et 4 roues. Environ, 4000 personnes de plus vont vivre en journée sur ce site, les transports lourds à disposition : métro, tram ou train sont loin. 800 mètres au moins pour la station de métro Pont de Sèvres, 500 mètres pour la station de tram Brimborion quand le pont Seibert sera achevé quant aux réseaux de bus, il ne pourra satisfaire le nombre de personnes nouvelles sur le site. La zone étant plate un dispositif valorisant les déplacements en vélo aurait dû être prévu avec à chaque station de transport lourd, des garages à vélo sécurisé.

Avis de VDSV

Ce projet d’aménagement de l’îlot D5 ne peut être considéré comme l’aboutissement d’un écoquartier car une des conditions majeures de ce label n’a jamais été envisagée même sur le reste de la ZAC, à savoir une co-construction du projet d’écoquartier avec les habitants. Cette lacune est courante mais flagrante sur le plus grand secteur à aménager qu’il restait dans l’agglomération centrale.
La boulimie des hauteurs et des bureaux, la non prise en compte des risques environnementaux (pollution de l’air, pollution sonore), la densification excessive de la commune avec une insuffisance notoire d’espaces verts conduisent Val de Seine Vert à donner un avis entièrement défavorable à ce projet de l’îlot D5.

Pour l’association Val de Seine Vert, le Président

Frédéric Puzin
Avis VDSV ilot D5.pdf
pIèce-jointe avec la suite des observations
du collectif de riverains " Vue sur l'Ile Seguin"

le 26 juillet 2020,

Le remplacement des vues actuelles par « une barrière trop élevée en plein milieu de la Seine » (avis de la M.R.A.E. du 20 mai 2020"}} relatif aux projets de construction sur la partie centrale de l’Ile Seguin, page 19) constituerait un acte de vandalisme environnemental qu’il importe d’éviter d’amplifier par la prolongation de ladite barrière jusqu’aux confins du quartier du Trapèze.
Enquête pblique ilot D5 juillet 2020
France Nature Environnement Ile-de-France vous demande la prolongation de 15 jours de cette enquête publique, conformément à l’article L 123-9 du Code de l’environnement.
lettre igh France Nature Environnement
Val de Seine Vert – Association Loi 1901 agréée pour la protection de l’environnement
Correspondance : 2 rue du docteur Gabriel Ledermann 92310 Sèvres
Tél. : 06 63 13 57 17 – courriel : contact@valdeseinevert.org - Site : www.valdeseinevert.org

Sèvres, le 12 juillet 2020"}}

Frédéric Puzin
Président

à Monsieur le commissaire-enquêteur, Monsieur Jean-Jacques Minard
Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt,
Direction de l’Urbanisme Réglementaire, 26 avenue André Morizet,
92100 Boulogne-Billancourt.

Monsieur le commissaire-enquêteur,

Par arrêté municipal en date du 22 juin 2020"}}, le Maire de Boulogne-Billancourt a prescrit l’ouverture de l’enquête publique sur la demande de la SCCV BOULOGNE D5, Maître d’ouvrage, sise 167 quai de la Bataille de Stalingrad, 92867 Issy-Les-Moulineaux cedex, pour la construction d’un ensemble immobilier à usage de bureaux, d’habitation et de commerce d’une surface de plancher totale de 60 729 m² sur l’îlot D5 de la ZAC Seguin-Rives-de Seine.
L’enquête publique se déroule du Vendredi 10 Juillet au Mardi 11 Août inclus.

Vous avez été désigné commissaire-enquêteur et vous disposez donc de toute latitude pour en parfaire le déroulement.

Cette enquête est prévue sur la période où la population de Boulogne-Billancourt et des communes voisines est massivement partie de son domicile pour des vacances.

La surprise des citoyens est totale quand les dates de consultations sont annoncées. Tous ont l’impression que le but recherché est qu’il y ait le moins possible de participation à cette enquête.

Les procédures numériques ne peuvent suppléer aux besoins d’échanges directs et de consultation des pièces. La complexité du dossier nécessite certainement des questionnements en présentiel et les dates choisies au plus profond de l’été ne correspondent pas aux disponibilités d’une large partie de la population.

La plupart des commerces et services publics sont fermés ou en sommeil durant cette période et il va être plus facile de participer à cette enquête que de trouver une boulangerie ouverte.

La compagnie nationale des commissaires enquêteurs demande dans son dernier memento que : « Pour déterminer les dates d’enquête publique et les permanences des enquêtes interrompues, nouvelles ou reportées, il conviendra de porter une attention particulière aux dates d’enquête publique tenant compte de la période estivale, vis-à-vis :
- Du public (possibilité de participation du public, dates et horaires des permanences).
Ainsi sauf lorsqu’une opération se situe en zone touristique, où la plupart des résidences secondaires sont occupées, il est conseillé de terminer une enquête au plus tard mi-juillet ou de la débuter à partir mi-août pour permettre aux vacanciers estivaux de disposer au moins de 2 semaines de participation. »

Le confinement a certes empêché certaines enquêtes de se dérouler au printemps mais rien ne justifie que la précipitation influe sur des dossiers majeurs d’aménagements comme celui soumis à cette enquête.

Ce serait un très mauvais signal que de considérer que la période de consultation publique puisse pâtir de l’épidémie.

Nous avons craint, dès le début de l’épidémie, que la protection de l’environnement ne soit considérée comme superflue et que les possibilités pour les citoyens de participer aux enquêtes ne soient niées pour cause d’urgence.

Pour que cette enquête soit réalisée dans des conditions de consultation normales, permettant l’étude des pièces, les rencontres avec le commissaire-enquêteur et la rédaction sereine des avis, l’association Val de Seine Vert, que j’ai l’honneur de présider, vous demande la prolongation de 15 jours de cette enquête, conformément à l’article L 123-9 du Code de l’environnement.

En vous assurant de l’expression de ma considération, le président

Frédéric Puzin
Lettre Commissaire enquêteur D5.pdf

Contributions d'associations situant le projet, l'enjeu
Monsieur le commissaire enquêteur,

Vivre à Meudon suit la mutation des usines Renault sur Boulogne et Meudon depuis l'annonce de leur départ en 1988. Après la restructuration des 5 ha de la partie meudonnaise dans les années 2000, elle s'intéresse encore de près aux 11 ha de l'ile Seguin. Ceci à deux titres principaux.
- L'intégration paysagère de son bâti dans cette fameuse boucle de Seine entre plaine de Boulogne et coteaux en surplomb, car c'est un enjeu fort pour les habitants de Meudon,
- Son accessibilité, car c'est à la fois une ile frontière à traverser entre les deux communes et un support de grands pôles d'attraction, sachant que la Seine Musicale devrait être suivie, à ce jour, par un centre d'exposition et de loisirs et un grand parc

Son président est déjà intervenu sur ces deux points le 7 août dernier dans la première enquête publique de l'été intéressant la ZAC Seguin Rives de Seine, à savoir le renouvellement de son autorisation environnementale. Sur cette ZAC de 74 ha, le besoin de renouvellement concernait tout particulièrement les 4,2 ha de la partie centrale de l'ile Seguin.

Vivre à Meudon avait contesté dans le passé, avec d'autres associations, les projets de tours de 2011 et 2013 sur l'ile Seguin conçus avec Jean Nouvel. Cependant, en 2018, elle a signé le protocole concluant la médiation entre le maire de Boulogne et les requérants, sous l'égide du président du tribunal Administratif de Cergy. Le protocole scellait un consensus sur les orientations visant l'aménagement de la partie centrale de l'ile Seguin dans le PLU qui allait être approuvé le 18 décembre 2018, orientations respectées par le projet de Campus Bolloré négocié en parallèle de la médiation par le maire de Boulogne. Une série d'engagements des signataires, dont notamment la mise en place d'un Comité de Suivi, devait permettre la réalisation du projet Bolloré - ou de tout autre respectant le PLU- dans la concertation et la confiance.

Vivre à Meudon attend toujours les fruits de ce protocole, sachant que les réponses à ses demandes les plus fortes n'ont pas été introduites dans le PLU mais reportées à la phase de réalisation. Le Comité de Suivi a si mal fonctionné que c'est la présente enquête publique sur l'étude d'impact des permis de construire sur la partie centrale de l'ile Seguin qui, sur les circulations dans l'ile, dévoile à Vivre à Meudon les points restés en suspens et certaines évolutions des points censés acquis. Enquête publique qui en revanche laisse sous le boisseau du secret quelques unes des informations livrées en Comité de Suivi.

Notre avis s'exprimera en quatre volets : les points forts du projet, les insuffisances de l'étude d'impact, les vices de la conduite du projet et enfin la nouvelle nécessité d'éviter une ile de bureaux.

La suite de l'avis de Vivre à Meudon est dans la pièce jointe (7 pages)
avis VàM 2 sept 2020
Monsieur le commissaire enquêteur,
Nous vous prions de trouver en pièce jointe l'avis d'AEBB, Action Environnement Boulogne Billancourt.

Nous regrettons que les trois enquêtes de l'été sur les terrains Renault aient été disjointes, car leurs effets se cumulent.

En vous remerciant d'avoir prolongé l'enquête sur le centre de l'Ile de 15 jours... nous vous prions d'agréer l'expression de notre haute considération.

Agnès Bauche
Présidente
Télécharger le fichier 20200902Avis_AEBBenquete_Ile_Seguin.pdf
Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Je me réfère à l’avis délibéré formulé par la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) en date du 20 mai 2020 et les réponses apportées par le Maître d’Ouvrage, plus particulièrement concernant l’analyse du paysage :

- L’avis de la MRAe comporte trois pages d’observations concernant le paysage, dont deux paragraphes de recommandations. Les réponses du Maître d’Ouvrage ne traitent que les recommandations, les autres observations formulées ne font l’objet d’aucune réponse. Notamment la MRAe a pointé l’absence dans le dossier de vues permettant de mesurer l’impact qu’auraient les hauteurs bâties sur les perceptions actuelles, cette absence n’est pas abordée dans les réponses du Maître d’Ouvrage.

- Les réponses du Maître d’Ouvrage par rapport aux recommandations n’apportent aucun élément nouveau (à part le texte page 21, concernant le caractère insulaire du site) mais renvoient simplement le lecteur vers des éléments déjà présentés dans l’Etude d’Impact.

Pour ce qui est des éléments de l’Etude d’Impact rappelés dans ces réponses du Maître d’Ouvrage, certaines inexactitudes sont à signaler :

- A la page 67 de la pièce A04 de l’Etude d’Impact, reproduite en tant que réponse du Maître d’Ouvrage, il est affirmé que :
‘ Ces séquences sont traversées par deux percées qui prolongent celles de Boulogne-Billancourt. Ainsi, le projet conserve les vues des riverains depuis Boulogne-Billancourt et vice versa.’
Les deux percées de largeur 20m font donc 40m sur une longueur totale de 350m du projet DBS, soit 11% de cette longueur. Ce qui conserve très peu de vues !

- A la même page il est affirmé que :
‘Les immeubles respectent la hauteur des bâtiments avoisinants du côté nord (Boulogne Billancourt) et viennent graduellement s’abaisser dans le parc Sud vers les coteaux de Meudon.’

Ces deux affirmations appellent à être commentées :

- si on veut concevoir que la tour de l’immeuble B avoisine les tours du quartier du Pont de Sèvres, on peut considérer qu’elle respecte les hauteurs de celles-ci….

Mais les autres immeubles du projet DBS de 7 et 8 étages culminent systématiquement plus haut que les constructions voisines existantes du Trapèze. Les constructions avoisinantes côté Boulogne (le long du quai Georges Gorse) culminent entre 66m NGF et 69m NGF, par contre les constructions projetées du projet DBS culminent vers 74m NGF. Le sol de l’Ile Seguin se trouve 5 à 6m plus haut que les terrains des rives côtés Boulogne et Meudon. Des immeubles ayant la même hauteur par rapport au sol sont donc nettement plus hauts en altimétrie absolue. Cette différence de l’équivalent de 2 étages est loin d’être négligeable dans la perception du projet dans le paysage.

- Je n’ai pas décelé d’abaissement graduel dans le parc vers les coteaux de Meudon, d’ailleurs l’avis de la MRAe (page 17) signale :
‘une façade sud du projet massive face au coteau’
et même :
‘La façade très élevée et frontale des bâtiments côté sud.’

A signaler également que les Coupes Générales à la page 53 de la pièce A04 de l’Etude d’Impact (en pièce jointe) sont inexactes. Elles font figurer les immeubles existants côté Boulogne beaucoup plus hauts que les immeubles futurs de 7 et 8 étages sur l’Ile Seguin. En réalité c’est l’inverse. Les coteaux de Meudon sont également représentés comme étant beaucoup plus hauts qu’en réalité.

D’après l’échelle figurant sur les coupes, les hauteurs des immeubles sur l’Ile Seguin seraient justes, par contre ceux de Boulogne sont représentés plus hauts qu’en réalité, et le haut des coteaux (terrasse de l’ancien château) est représenté avec une altitude d’environ 135m NGF - en réalité, c’est plutôt 86m NGF.

Figurant sur les seuls rares éléments du dossier qui placent les hauteurs du projet dans son contexte, ces erreurs minimisent la présence des futures barres d’immeubles de 350m de long, que la MRAe (page 19) craint déjà d’être ‘une barre trop élevée en plein milieu de la Seine’.

Je pense important d’attirer votre attention sur ces inexactitudes qui peuvent induire en erreur autant la MRAe que le public dans le cadre de la présente enquête. Je souligne également le manque d’éléments nouveaux dans les réponses du Maître d’Ouvrage à l’avis de la MRAe. Cette dernière a formulé plusieurs observations négatives quant à l’impact visuel du projet, son avis aurait-il été encore plus sévère en présence d’éléments justes ?

Enfin, je tiens à préciser que je ne plébiscite pas une absence de toute nouvelle construction sur l’île Seguin, mais que j’estime que toute construction doit être respectueuse de l’environnement dans lequel elle s’inscrit. Des hauteurs d’immeubles qui sont en harmonie avec ce lieu riche d’histoire font partie de ce respect.

Je vous prie, Monsieur le Commissaire enquêteur, l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Télécharger le fichier A04_seguin_DBS_Impacts_mesures_vA_P53.pdf
Garches, le 1er septembre 2020

Monsieur Bernard AIMÉ
Commissaire Enquêteur
Hôtel de Ville
26 avenue André Morizet
92100 Boulogne-Billancourt

Objet : Avis V2 concernant l’enquête publique
Relative à la construction de la partie centrale de l’Ile Seguin
ZAC Seguin-Rives-de-Seine à Boulogne-Billancourt.

Monsieur le commissaire enquêteur,

J’ai participé en tant que président de l’Union Coteaux de Seine Associations (CSA92) à la réunion du 27 juillet 2020 avec M. Louis VALLIN, administrateur de l’Union des Amis de Vaucresson (UAV) au cours de laquelle M. Michel BECQ et Madame Valérie LABAN, membres du “Collectif Vues sur l’Ile Seguin“ ont présenté leurs observations à Monsieur Gérard DECHAUMET sur les 3 enquêtes publiques en cours concernant les projets d’aménagement de l’Ile Seguin et du Trapèze, en particulier celle relative à l’application de la loi sur l’eau.

1- Car, CSA92, membre de l’Union Environnement 92, représente des associations des communes de Ville d’Avray et de Marnes-la-Coquette, membres du Territoire Grand Paris Seine Ouest (GPSO), de Saint Cloud dont le Domaine National a des perspectives majeures sur l’Ile Seguin et sur les coteaux de Meudon, de Garches et de Vaucresson que font partie du Syndicat Mixte des Coteaux et du Val de Seine et enfin de Rueil Malmaison où l’Association Rives de Seine agit de concert avec d’autres associations pour préserver l’Ile des Impressionnistes. La sauvegarde des iles de la Seine et plus précisément de l’Ile Seguin concerne donc de nombreuses associations sur les deux Territoires GPSO et Grand Paris Seine Ouest (POLD) et plus largement les associations et union riveraines des iles de la Seine.
Nous sommes donc très étonnés que les enquêtes publiques ne soient lancées que sur Boulogne-Billancourt et sur Meudon.

2- Les 3 lettres du “Collectif Vues sur l’Ile Seguin“
Nous partageons les observations exprimées dans les 3 lettres du “Collectif Vues sur l’Ile Seguin“ : ces enquêtes publiques sur des enjeux majeurs sont organisées en pleine vacances de juillet et d’août après un confinement sévère de 3 mois et une canicule éprouvante qui a poussé les parisiens à fuir la région ; elles concernent la ZAC Seguin-Rives de Seine avec 2 permis de construire de 123 000 m2 et de 60 729 m2 de bureaux et 6 500 m2 de commerces, permettant la construction de 4 tours (sur l’Ile, 13 étages, 59 m de haut ; sur l’ilot D5 du Trapèze, 3 tours de 20 m de haut environ).
Nous partageons aussi les observations sur le projet d’aménagement du centre de l’ile Seguin déposées le 25 août 2020 sur le site de l’enquête publique portant les numéros 271 et 272 et sur l’îlot D5 avec les n° 311 et 312.

Nous partageons aussi les observations de l'Association Rives de Seine, Francine Paponnaud (N°47 du 8/08/2020), de Marnes Environnement et Patrimoine, Jacques Chatignoux (N°75 du 20 août 2020) et 334 du 30 août 2020, de l’Association ARBRES-Hauts-de-Seine, Louis Vallin, (N° 396, déposé le 1er septembre 2020), de l’association “La Seine n’est pas à Vendre“, Bernard Landau (N° 386 déposé le 1er septembre 2020).

3- La constructibilité limitée sur la ZAC Seguin-Rives de Seine et sur l’Ile Seguin.
Nous avons attirés votre attention lors de notre entretien sur la constructibilité limitée sur la ZAC Seguin-Rives de Seine et sur l’Ile Seguin par un accord en avril 2005 entre M. Jean-Pierre FOURCADE, Maire de Boulogne-Billancourt et trois associations :
• Action Environnement Boulogne-Billancourt (AEBB), présidée par Madame Marie-Agnès FILIPPI,
• Environnement 92 que je présidais,
• Ile-de-France Environnement, présidée par M. Marc AMBROISE RENDU.
Nous joignons donc les copies suivantes :
• Le projet de lettre de M. J.P. FOURCADE du 6 avril 2005,
• Le document de synthèse du PLU adopté en 2005 :
“MODIFICATIONS ET REVISIONS SIMPLIFIEES : EXPOSES DES MOTIFS“
• Le mémoire de désistement des 3 associations suite à l’engagement réciproque des associations avec M. Jean-Pierre Fourcade.

La constructibilité restante (car, des ilots sont déjà lancé en 2005) page183 passe,
• sur la ZAC SEGUIN-RIVES DE SEINE de 905 000 m2 à 842 000 m2,
• sur l’Ile SEGUIN de 180 000 m2 à 175 000 M2.
En aucun cas, le plafond de constructibilité ne doit dépasser 960 000 m2 sur la ZAC SEGUIN-RIVES DE SEINE conformément à la lettre de cadrage du préfet des Hauts-de-Seine.

Il paraît donc nécessaire selon nous de faire faire dès maintenant le contrôle des m2 construits et accordés à ce jour tant sur la ZAC SEGUIN-RIVES DE SEINE que sur l’Ile SEGUIN afin de vérifier la conformité avec les engagements de la ville en 2005.

4- L’arrêt d’une croissance non maîtrisée de métropoles “barbares“.
L’ile Seguin, un site privilégié de ce nouvel urbanisme réconciliant l’homme avec la nature, l’eau, le paysage et la ville.
Jacqueline LORTHIOIS, urbaniste et socio-économiste

N. B. Les chiffres indiqués sont ceux du recensement INSEE de 2016. V3 1/09/2020

1/ La commune de Boulogne est une importante ville de 110 000 habitants. Elle possède largement assez d’emplois (86 000) pour ses propres besoins. Avec 58 500 actifs exerçant un emploi, elle bénéficie d’un excédent de 27 500 postes de travail.

2/ Boulogne fournissait jadis du travail à un bassin d’emploi ouvrier prospère des Hauts de Seine et des Yvelines. Sa reconversion en pôle tertiaire lui a fait perdre le rôle structurant qu’elle jouait sur son territoire de proximité.

C’est devenu aujourd’hui une annexe de Paris, avec une attraction majeure auprès des actifs du 15ème arrondissement (record de flux domicile/travail : 3322 actifs) qui dispose déjà de 160 000 emplois, du 16ème (2381), du 17ème (1581). Sans compter une attraction sur les travailleurs de la commune voisine d’Issy-les-Moulineaux (2263), rattachée abusivement à GPSO. En effet, le territoire voisin « Vallée Sud-Grand Paris » est composé pour l’essentiel des communes du bassin de main-d’œuvre d’Issy-les-Moulineaux (produisant les richesses du pôle) et ne comporte que le pôle secondaire d’Antony (22 700 emplois), lui-même satellite d’une localité hors Métropole (Massy).

Rajouter des emplois de bureaux sur le territoire de Boulogne ne ferait qu’aggraver les inégalités territoriales qui ont explosé au Sud-Ouest de la Métropole (pôle Montparnasse-254 000 emplois, Boulogne-Billancourt-86 000 emplois, Issy-les Moulineaux-524 000 emplois). Rajouter des logements ne rééquilibrerait pas la situation.

3/ De plus, la crise sanitaire et économique de 2020 remet en cause la viabilité des grands pôles d’affaires de la Métropole du Grand Paris : au Nord le premier pôle d’affaires européen que constitue la Défense, à l’Est le pôle d’Issy-les-Moulineaux, sans compter les concentrations de bureaux existantes sur le sol même de Boulogne- Billancourt.

Aujourd’hui, après des mois de crise sanitaire, quel avenir possèdent les grands pôles d’affaires de la Métropole du Grand Paris, caractérisés par des tours énergivores, un urbanisme de dalle minéralisée, des bureaux à air conditionné, des “openspaces“ obsolètes qu’il a fallu cloisonner à la hâte, des ascenseurs et réseaux de transports propagateurs de virus ? Bon nombre de salariés qui ont fonctionné en télétravail ne veulent plus revenir à leur situation antérieure. Décision favorisée par un nouveau dispositif du ministère du travail, de l’emploi et de l’insertion. Dès à présent, les promoteurs immobiliers enregistrent des départs de parisiens avides de nature, après des mois de confinement…

Pour toutes ces raisons, il apparaît urgent de surseoir à ce projet démodé et de s’orienter résolument vers des « villes résilientes », une sobriété énergétique, une limitation des déplacements par l’équilibre emplois-habitats et l’arrêt d’une croissance non maîtrisée de métropoles « barbares » (Guillaume Faburel, professeur d’études urbaines, Lyon 2) d’un autre âge.

Il nous faut développer désormais des villes moyennes aérées, recréant des espaces de respiration, avec des hauteurs raisonnables à échelle humaine. Les bords de Seine et ses îles constituant des sites privilégiés de ce nouvel urbanisme réconciliant l’homme avec la nature, l’eau, le paysage et la ville.

5- Les iles de la Seine et en particulier l’Ile Seguin sont au milieu d’un corridor d’air qui se rafraichit au contact de l’eau du fleuve et des massifs boisés préservés par le Conseil Général sur 50% de l’Ile Saint Germain, par les communes sur les coteaux de Meudon et de Sèvres et par l’Etat (la SNIEF du Domaine National de Saint Cloud.
• Production d’oxygène, d’humidité et de fraicheur, de silence aussi, absorption de CO2 et d’oxyde d’azote, filtration des poussières sont indispensables à la santé et au bien-être des habitants des communes denses.
• Les fonctions espaces verts arborés de pleine terre, espaces de silence et de biodiversité des iles de la Seine et l’Ile Seguin en particulier doivent être absolument préservées pour l’équilibre et la santé des habitants.
• Sinon, la population boulonnaise, en particulier, prendra la fuite comme les parisiens l’ont fait pendant le confinement et la canicule du printemps.

Pour toutes ces raisons, les enquêtes publiques doivent être certes revues et refaites.

Mais le concept du projet d’aménagement de l’ile SEGUIN (et du Trapèze) doit maintenant intégrer les nouvelles conditions climatiques, sanitaires et économiques qui vont se reproduire plus fréquemment et avec plus d’intensité. L’ile Seguin doit devenir comme l’est devenue l’Ile Saint Germain, l’Ile Verte de pleine terre décrite par le Collectif Vue sur l’Ile Seguin. C’est une question de santé publique, de biodiversité et d’économie.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien accorder à ces observations et à ces propositions.

Francine Paponnaud Jean-Marie Blin Martine Rozec Claude Cognon
Association des Rives de Seine ADEVAM Union des Amis de Vaucresson Amis de La Verboise

Gérard Gras Louis Vallin Jacques Chatignoux Françoise Delourme
Collectif de La Ronce Sauvegarde de Saint-Cloud Marnes Environnement Garches Patrimoine
et Patrimoine

Olivier Delourme
Président CSA92
Garches Est à Vous P.J. 3
• Le projet de lettre de M. J.P. FOURCADE du 6 avril 2005
• Le document de synthèse du PLU adopté en 2005 par le Conseil Municipal du 7 juillet 2005 :
“MODIFICATIONS ET REVISIONS SIMPLIFIEES : EXPOSES DES MOTIFS“
• Le mémoire de désistement des 3 associations suite à l’engagement réciproque des associations avec M. Jean-Pierre Fourcade
• Photo : Perspectives depuis les jardins du Trocadéro, Domaine National de Saint Cloud
Monsieur le commissaire enquêteur,

Permettez-moi de faire un point sur la place de l’arbre à Boulogne Billancourt.
Les habitants de Boulogne Billancourt disposent de 5 à 6 m2 d’espace vert par habitant et la norme critique OMS est de 13 m2 !

La ville de Boulogne Billancourt possède sur son territoire 9 500 arbres pour une population de 120 000 habitants… soit 1 arbre pour 12 habitants ! Norme très faible, la ville de Rennes a un arbre pour 2 habitants !
Pourtant, plusieurs études soulignent le rôle positif des arbres sur la vie des citadins la dernière en date, menée par le Centre Helmholtz pour la recherche environnementale (UFZ) à Leipzig, démontre qu’ils agissent comme des filtres à air naturels, régulent le climat et protègent contre les inondations. Et sont des ilots de fraicheurs.

Dans les années à venir, l’arbre va être un enjeu majeur pour notre commune ; dans le plan climat air énergie métropolitain, l’arbre des forêts, l’arbre des villes sera mobilisé pour jouer un rôle de régulateur thermique et de santé. La préservation de la nature en ville n’est absolument pas devenue une priorité. Et pourtant la lutte contre le dérèglement climatique est devenu une priorité !
Les fortes chaleurs sont vite oubliées.
On nous dit beaucoup qu’il va y avoir des végétalisations, des «Ilots forestiers» pour créer des îlots de fraîcheur afin de lutter contre les grosses chaleurs.
Ne serait-il pas sensé et logique de ne pas livrer en pâture aux promoteurs des espaces uniques et stratégiques qui seront des écrins de verdure potentiellement riches en biodiversité, et d’une grande efficacité contre la pollution, purifier l’air, la chaleur, le climat ?...
La quasi-totalité du territoire Français est en sécheresse très sévère, les arbres sont générateurs de pluie, car par leur « transpiration » ils permettent de former des nuages, des micro climats.
Si seulement on s’en donne la peine, on peut se rendre compte de tous les immenses bienfaits que les arbres nous apportent, ainsi que pour la nature dans toute sa diversité !
Il faut dédier totalement cet espace stratégique à la nature sur l’ile Seguin pour les générations futures, plantons des arbres !

Louis Vallin
Association ARBRES Haut de Seine
Encore un projet de bétonnage d'une surface verte, à proximité de la Seine... Une surface qui ne jouera plus son role de zone tampon en cas d'inondation et de fraicheur en cas de période caniculaire.

Pourquoi ne pas attendre le résultat des actions en justice ?

Cette action peut etre comparée au combat que l'association BERGES DE SEINE mène contre l'extension de la zone portuaire de Rouen, sur des prairies en bord de seine au mépris du Classement de la Boucle de Roumare, et de la proximité d'une source alimentant Rouen, alors que les inondations se multiplient dans cette zone depuis quelques années.

Je me prononce pour une ’Ile Seguin verte, îlot de fraîcheur

Agnès Vidal
Association BERGES DE SEINE - ROUEN
  • BOULOGNE – ENVIRONNEMENT
  • 60 Rue de la Belle Feuille
  • 92100 Boulogne Billancourt
  • Notre association créée le 19 février 1981 (JO du 5 mars 1981) a pour objet d’apporter une réflexion et de réaliser toutes actions ou interventions en vue d’améliorer le cadre de vie dans Boulogne Billancourt.
  • C’est dans ce cadre que nous avons largement contribué par notre représentativité et nos actions juridiques à l’évolution des différents projets qui ont vu le jour concernant, entre autres, l’aménagement de l’ile Seguin.
  • C’est enfin à ce titre et en tant que membre du comité de suivi sur l’aménagement de l’ile décidé aux termes de l’accord transactionnel de médiation intervenu le 14/12/2018, que nous déposons cet avis sur l’enquête publique dont vous avez la charge.
  • Tout en rejoignant, en tant que membre du collectif Environnement 92, l’avis
  • formulé par cette association, nous souhaitons ajouter ces quelques commentaires :
  • 1. Comme beaucoup d’intervenants à l’enquête, nous regrettons la période choisie pour permettre à nos concitoyens boulonnais de s’exprimer sur un projet aussi important.
  • 2. La complexité du dossier et son ampleur auraient demandé que soit présentée au simple citoyen une synthèse accessible au tout venant. Lors des précédents projets des maquettes, permettant de mieux juger de l’impact volumétrique et environnemental tant depuis Boulogne que depuis Meudon, avaient été présentées.
  • 3. Sauf erreur de notre part, les surfaces SDP des différents immeubles ne figurent pas dans les dossiers, nous amenant ainsi à douter du respect des limites globales de constructibilité fixées à 230 000 m2.
  • 4. La représentation sous forme d’un parallélépipède rectangle transparent de ’IGH qualifié « d’émergence » ne permet pas de juger de son impact visuel
  • et donc du respect de l’article 3.2 de l’OAP n°3.
  • 60 rue de la Belle Feuille, 92100 Boulogne-Billancourt, tél. : 01 55 60 10 90
  • Émail : contact@boulogne-environnement.com, site : www.boulogne-environnement.com
  • Pour toutes ces raisons nous souhaitons que ces informations soient portées par voie de presse à la connaissance du public, préalablement à l’octroi des permis de construire concernés.
  • Le Président,
  • Jean Louis TOURLIERE
  • Commissaire enquêteur
  • Hôtel de ville de Boulogne-Billancourt, 26, avenue André Morizet
  • 92104 BOULOGNE-BILLANCOURT cedex
  • Objet : Avis de La SPAV sur l’Enquête publique relative à la construction de la partie centrale de l’Ile Seguin

  • Monsieur le Commissaire-enquêteur,

  • Par la présente lettre, nous vous communiquons l’avis de l’association ‘’La Seine n’est pas à vendre’’ sur l’enquête publique relative à la construction de la partie centrale de l’Ile Seguin afin que notre avis soit inséré dans le registre de cette enquête publique.

  • Le 19 aout dernier, nous avons déjà communiqué un avis sur l’enquête publique préalable au renouvellement d’une autorisation environnementale au titre de la loi sur l’eau portant sur deux opérations : l’Ile Seguin Centre et l’Ilot D5 du trapèze. Sans que cela soit explicitement annoncé, ces trois enquêtes sont intrinsèquement liées et on ne peut répondre sérieusement à l’une sans connaitre le contenu des deux autres. Au-delà, pour ce qui concerne la présente enquête sur le projet de construction sur l’Ile Seguin, il est indispensable de disposer d’une information documentée sur les projets déjà réalisés et ceux prévus : côté aval la Scène musicale et, côté amont, le projet Emerige d’un complexe de galeries d’art, cinémas, hôtel, commerces, dont les permis de construire ont récemment été délivrés.

  • S’agissant de la Loi sur l’eau et d’environnement, notre avis insistait sur le fait que la place du fleuve et de ses îles dans le grand paysage des boucles de Seine, son rôle majeur de couloir de ventilation naturelle et de rafraichissement des secteurs densément urbanisés, est très marginalement pris en compte en amont des études et projets envisagés depuis 15 ans pour l’Ile Seguin et, de façon générale, pour la constructibilité des rives de la Seine en cœur d’agglomération.

  • Pourtant les notions de trames vertes et bleues et de corridors écologiques sont inscrites dans le SDRIF et le SRCE (8 /11/ 2016) de l’Ile-de-France. Règlements et cartes dans ce secteur mentionnent sans ambiguïté pour le fleuve les ‘’corridors alluviaux multi-trames en zone urbaine à restaurer ou conserver’’. Est-ce le cas avec les projets qui nous sont présentés ?
  • L’actualité – périodes de canicules en été et crise sanitaire mondiale de la CODIV 19 – nous rappelle que nous sommes tenus, pour la santé publique et environnementale de nos lieux de vie, de respecter les textes actuels en matière d’environnement ce qui implique de changer de regard sur notre façon d’aménager le territoire. Les projets prévus sur l’île Seguin, un des sites les plus sensibles des boucles de Seine en aval de Paris, tournent le dos à l’avenir.

  • Notre avis est exposé ici en trois parties :

Monsieur Le Commissaire Enquêteur,

L’association Marnes Environnement et Patrimoine vous prie de trouver ci-dessous le lien vers notre analyse de la situation pour le projet Ile Séguin et l’information faite à nos adhérents.
Ile Séguin Alerte Rouge sur trois enquêtes publiques estivales - Cela concerne Marnes-La-Coquette
http://www.marnes-environnement-patrimoine.info/Ile-Seguin-Alerte-Rouge-sur-trois-enquetes-publiques-estivales-Cela-concerne-Marnes-La-Coquette.html

Au delà d’une présentation relatant :
- l’avis essentiel de la Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France ,
- le mémoire en réponse de l’aménageur ,
- les enjeux pour Marnes-La-Coquette. Notre maire C.BARODY-WEISS, étant Vice-présidente chargée de l’environnement, des espaces verts et des déchets, du développement durable de GPSO (Grand Paris Seine Ouest). Territoire intercommunal sur lequel se trouve l’île Séguin.

Nos préoccupations vis à vis du projet soumis à Enquête Publique sont, de par l’importance des projets de construction, le frein général à la circulation de l’air sur la Seine, l’insuffisance des réponses de l’aménageur aux remarques précises de l’Autorité Environnementale (MRAE) concernant :
- l’impact du projet sur les enjeux environnementaux : aménagements des espaces publics, pollutions des sols, situation de crue, fonctionnalité écologique des espaces publics, analyse paysagère manquant de précisions sur les perceptions….
- le manque de scénarios de substitution quant aux choix d’implantation et de programmation …

Mentionnons également :

1- Non Compatibilité avec le Plan Climat de GPSO
https://environnement.seineouest.fr/wp-content/uploads/2020/03/PlanActions-PCAET-GPSO_projetVF.pdf en particulier
* Axe 2 : Un territoire résilient qui veille à la qualité de son cadre de vie
- 2.1 Intégrer les enjeux du changement climatique dans les projets de construction et d’aménagement,
- 2.2 Valoriser la nature dans l’aménagement et la gestion des espaces publics,
- 2.3 Réduire la vulnérabilité des acteurs du territoire au risque climatique.

* Axe 3 qualité de l’air :
- 3.3 Adopter une stratégie pour améliorer la qualité de l’air .


2- Non Compatibilité avec les Enjeux de Santé Publique (renforcés par la crise sanitaire), du fait de la masse de bâti dans l’îlot central représentant un frein important à la circulation des flux d’air sur la Seine.


3- Non prise en compte de la nécessité de lutter contre les îlots de chaleur.
Cf le travail de l'APUR : Les îlots de chaleur urbains du cœur de l’agglomération parisienne Cahier N° 3 Brises Thermiques
https://www.apur.org/sites/default/files/documents/ilots_chaleur_urbains_brises_thermiques.pdf

En vous remerciant de prendre en considération nos observations, je vous prie d’accepter, Monsieur Le Commissaire Enquêteur l’expression de notre considération distinguée.
je reviens sur le sujet de la crue de la Seine que vous avez a priori traité dans vos dispositions constructives. parkings inondables, matériaux résistant à l'eau, ... en bref, votre mémoire en réponse à la MRAe.
je ne suis pas convaincue de la pertinence de votre réponse, elle est insuffisante et pas assez fouillée.
En particulier, vous ne précisez pas sous quel délais vous escomptez un retour à la normale. Quand bien même vous prévoyez de recourir à une vidange par une société spécialisée, il vous faudra attendre que celle-ci intervienne. Vos constructions n'étant pas prioritaires, vous passerez après les bâtiments d'utilité publique (hôpitaux, crèches, écoles, administrations et opérateurs prioritaires au sens légal du terme).
Il y a un aspect de cette crue qui n'est pas abordée, c'est l'accessibilité de vos immeubles pendant la période de crue / décrue.
Au fur et à mesure de la montée des eaux, la disponibilité des transports en commun et de la voirie va s'amenuiser. Les seules accès à l’île se font par les quais qui sont partiellement inondés chaque année. Avez-vous fait une simulation de la réduction des accès au fur et à mesure de la montée des eaux ?
Votre réponse se base sur la méthode des casiers, ce qui me semble trop optimiste puisque sur la cartographie des plus hautes eaux connues, l'île Seguin est bel et bien submergée.
Quand bien même vous avez prévu de surélever vos locaux techniques, vous ne pourrez pas éviter les remontées d'eau et d'humidité. Le temps de séchage et d'assainissement est incontournable et se doit d'être sérieusement évalué, ce d’autant plus que les crues de la Seine se produisant majoritairement en hiver ou au printemps, le séchage est fatalement plus long.
Comment allez-vous traiter l'étanchéité de chacun de vos percements ? il y a des solutions techniques qui existent, prévoyez-vous de les mettre en oeuvre pour chacune de vos adductions ?
Qu'en est-il de l'enfoncement de l'île sous le poids de ces constructions supplémentaires ? sa cote NGF ne va-t-elle pas baisser ?
  • Voir la contribution d'Environnement 92 en pièce jointe
Télécharger le fichier avis_Env92_partie_centrale_Ile_Seguin.pdf
Bonjour
Sans sa belle vue, le quartier belle vue perdera de son eclat et de sa valeur.
C'est en découvrant la vue imprenable sur Paris et l'agréable architecture du dôme de la seine musicale que j'ai décidé d'investir. Le projet avec ses deux tours dévaluera mon bien
En discutant avec mes voisins de l'avenue du Chateau, cette belle vue fait partie intégrale de leurs mémoire et l'associent à leurs bien être , ancré dans leurs racine ( ballades dominicale, coucher de soleil sur Paris, Feux d'artifices du 14 juilletetc..
Habitant à Bellevue on s’imprègne du patrimoine , l'observatoire , la terrasse de meudon .Les tours vont défigurer à jamais cet ensemble homogène
Construire des tours va occulter la beauté architecturale et futuriste de la seine musicale
Ce qui est déplorable dans le dossier est que les reconstitution en 3 dimensions , restituant le nouveau paysage des différents point de vue n'a pas été fait , ou il était peu explicite

Grace à l'effort de personnes dévouéeS dans la sauvegarde du patrimoine de Bellevue, des vidéos en 3D on été réalisées. C'est choquant on comprend bien l'ampleur du désastre
Je vous invite à les visionner
Voici les liens
https://youtu.be/RnjIl6PSkUA

https://youtu.be/4Ffn9shlB-g

Merci à vous monsieur le commissaire de prendre en considération nos doléances concernant ce désastre

<iframe width="1519" height="537" src="https://www.youtube.com/embed/RnjIl6PSkUA" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
L'AAAC, Association les Amis de l'Avenue du Château à Meudon, émet un avis très défavorable au projet d'aménagement de la partie centrale de l'Ile Seguin et proteste contre l'organisation de cette enquête en pleine période de vacances. Voir en PJ les éléments de cet avis :
Télécharger le fichier 200827_Amenagement_Ile_Seguin.pdf
Notification adjointe à l'observation 268.

Du temps où les usines Citroën (Quai Javel- Paris XVe) et Renault (Boulogne-Billancourt) ont été construites, la densité urbaine n'était pas ce qu'elle est devenue depuis, et la légitimité de réintroduire des espaces naturels (Intention plus vaste que seulement des « espaces verts ») est fonction du trop prélevé par l'urbanisme et de l'intention de retrouver un équilibre viable (rappelons le très mauvais classement international de Paris dans les capitales surdensifiées au détriment des espaces arborés).
Les espaces naturels citadins sont appelés à influencer différemment les lisières urbaines si on veut assimiler une évolution de conscience dans le paysage entre l'espace vert André Citroën et demain un espace arborés à l'île Seguin.

Qui a convenu que les usines Renault légitiment en relève une densité urbaine ? Du reste, les pouvoirs publics et la société civile auraient-ils cautionner leur emplacement sur l'île Seguin en ayant eu la connaissance préalable des événements historiques ayant ultérieurement impacter tout ce secteur ? Demain ne sera évidemment pas comme hier, mais il est certain que les événements du temps long ne sont pas sérieusement pris en compte dans la prospective marketing du projet examiné par cette enquête. On est de surcroît inquiété d'un manque d'intuition politique sur la valorisation de l'île et du feed-back sur les villes voisines.

Est à inclure dans cette intuition, la nécessité croissante de lieux de vie de proximité quand les transports visant à les chercher de plus en plus loin pourraient être de plus en plus difficiles ou perturbés. C'est en réalité un fait arrivé beaucoup plus vite que prévu avec l'effet covid mais cette tendance pourrait être renchérie par d'autres événements.

Quoi il en soit, avoir des lieux de vie près de chez soi est réducteur d'empreinte carbone et cautionne la nécessité d'aérer les urbanismes. Il ménage aussi la fatigue et les temps de mouvements...

Par ailleurs, les voyages vers les îles ont largement été identifiés par le tourisme et d'autres acteurs professionnels comme arc-boutés sur les besoins d'échappatoires, d'évasions, et d'isolements face à l'oppression urbaine, la trépidance des rythmes désaccordés de travail, la saturation des flux de circulations en ville, l'excès de béton et de verres, l'omniprésence des commerces, la déprime en crescendo à se sentir dépossédé de tous pouvoirs personnels dans le somnambulisme des masses. Force est de constater que le projet exposé devant cette enquête contrevient de plein fouet à ces observations psychosociales.

La grève hivernale de transport et le confinement de printemps nous donnent idée de situations où une population peut devenir plus ou moins prisonnière sur son propre territoire, mais demain, ce peut-être d'autres événements liés aux transports, aux énergies, aux désordres économiques mondiaux à venir, à des impondérables climatiques... qui peuvent compliquer les mouvements.

Aussi des lieux de vie de proximité deviendront d'autant plus primordiaux en tant que pondérateurs de mal-être par rapport à maints événements impondérables. Ils détermineront la vivabilité d'une ville et sa valeur d'habitabilité. Aussi il s'agit de ne pas faire de bourde grave d'appréciation concernant le potentiel de l'île Seguin.

Les îles fluviales ne seront jamais à niveau des îles marines dans l'attractivité à servir d'échappatoire à nos déséquilibres de mégalopole. Toutefois il est capital de leur donner une présence et un rôle antidote aligné dans la même direction avec d'autres prises en compte appropriées aux situations urbaines trop longues à développer ici.

Réduire une île urbaine à une simple surface constructible de bureaux et de commerces, c'est juste ouvrir la porte aux appétits spéculatifs en faisant fi des déséquilibres de l'environnement concentrationnaire qui l'entoure et des opportunités de complémentarités que l'île pourraient rattraper. Jouer cette carte serait une bévue rédhibitoire.

Rappelons qu'un territoire n'est pas réductible à un terrain !

L'île Seguin se trouve à un carrefour exceptionnel de flux de transports. Elle se situe à une porte d'entrée routière au seuil d'une zone urbaine accentuée en densification. Aussi la puissance d'impact psychologique du paysage à ce point d'entrée sera absolument considérable en positif ou en négatif selon la décision prise. Ceci affectera maintes personnes de passage et l'idée qu'elles se feront de la Région. Densifier l'île en commerces inutiles et en excédant francilien de bureaux va oppresser la perception de ceux qui circulent. A l'inverse, une île redéfinie en « lieu de vie » et en « pôle réaccordant la culture, la convivialité et l'écologie » en synergie de maturation : c'est vraiment répondre à une carence dans le département des Hauts-de-Seine qui tend trop à s'excentrer dans un urbanisme sorti de l'échelle humaine.

Le paysage doit être retraité en terme de respiration entre la concentration et l'espacement...

Le projet de construction examiné par l'enquête ne correspond en rien aux conditions qui ont favoriser l'avènement du génie français, sa touche et son tempérament révélé dans l'individualité insérée dans un tissus de convivialité. Le Grand Paris n'est pas Tokyo, Hong Kong ou Dubaï. La vocation du Grand Paris est nullement adaptable à un dessein de fourmilière. C'est le tempérament français, tel qu'il est, et non tel qu'on se moque qu'il soit, qu'il faut renouveler dans sa réhumanisation et une meilleur compréhension de ses rapports terriens.

Nous sommes aujourd'hui dans un déclin particulièrement inquiétant où les élites ne paraissent plus comprendre la place d' « une culture de sens et de prospective » faisant corps avec la maturation sociale et rendant vivante l'intelligence collective. Il s'agit d'une culture vivante ayant une toute autre vocation que d'être en mode compensateur et subalterne comme cela se voit pour les cultures de déco ou de divertissements. Dans cette perspective, je rappelle l'atout majeur inscrit dans la potentialité de l'île Seguin de partir de son auditorium déjà existant.
Sauf à s'acharner à faire prévaloir des intérêts privés contre l'intérêt commun, cette île est avant tout opportune à mettre en exergue à l'une des entrées de Paris comme un lieu insulaire à forte singularité permettant aux étrangers de passage et aux résidents se recentrer par rapport à l'effervescence éventée des affaires qui l'entourent. L'instauration de nature et d'espaces culturels appropriés dans cette enceinte insulaire est à penser collégialement et à remettre sur « le devant de la Seine ».

Où sont les civilisateurs parmi ceux qui posent les cadres et entérinent les décisions ? Les civilisateurs définissent d'abord le contenu de tout territoire. Cette attitude porte plus loin par la vision que de remplir un espace avec du contenant. Des immeubles pour des commerces et des bureaux quand on ne sait plus qu'en faire deviennent seulement du contenant construits par des gens à cours d'idées quand d'autres en ont. Si le professionnalisme du contenant coiffe le professionnalisme de contenu, alors nous dévaluons rapidement l'urbanisme et cela porte d'autant un préjudice économique, patrimonial et écologique aux communautés d’agglomérations et aux métropoles concernées. Notamment, cela entame largement le rayonnement culturel d'un site. Est vivement souhaitable que l'articulation nature/culture soit plus que juxtaposée en attestant une maturation des gens vivant un lieu en dépassement de la simple consommation de paysage...

Le projet exposé devant cette enquête s'inscrit dans l'extrapolation machinale de ce que les générations passées ont fait, et met en exil ce que les jeune générations sentent nécessaire de faire muter.

M'adressant à la gouvernance des élus, je rappelle l'importance à poser un ordre dans le mode opératoire pour éviter les polémiques dans le champ collectif.
Nul n'est dupe des appétits fonciers à vouloir s'octroyer la place à toute vitesse sur un territoire en zone urbaine remarquablement située. Aussi l'ordre méthodologique dans la prospective suppose de définir le contenu avant le contenant, l'éthique avant l'intérêt, et l'intérêt commun le plus large avant la ruade des intérêts privés plus ou moins douteux dans la pertinence. Ceci notamment pour éviter le temps perdu dans le montage des dossiers de projets de professionnels s'impliquant prématurément et à leurs frais.

Porter un regard de civilisateur sur l'île Seguin, c'est la sortir de la bétonisation cancérigène pour renforcer ce qu'elle peut avoir de polaire dans ses éléments constituants. C'est lui donner une continuité de cohérence dans les projets conjoints à l'auditorium existant, et non vendre le lieu à une cacophonie d'intérêts somnambules. Importe de ne pas altérer une marque déjà donnée au lieu. L'île Seguin doit être repensée dans une intelligence systémique dans laquelle la société civile n'est pas mise sous tutelle et condamnée à la figuration...
Association Belle Rive Malmaison (ABRM)
41 ave Seine
92500 Rueil-Malmaison
Représentée par :
Michel Durand (Président)
10 ave Albert 1°
92500 Rueil-Malmaison
durandmichel2@wanadoo.fr
06 85 75 60 16
Télécharger le fichier Observation_ABRM_Commissaire_Enquete_Centre_Ile_SEGUIN_v1_20200825.pdf

COLLECTIF VUE SUR L'ILE SEGUIN
Meudon, le 25 août 2020

ÉTÉ 2020 : ATTENTION ! UNE ENQUÊTE PUBLIQUE PEUT EN CACHER UNE AUTRE !

Les trois enquêtes publiques de l’été 2020 sont comme des poupées russes :

- l’enquête publique sur l’autorisation environnementale à accorder par le préfet au titre de la loi sur l’eau (close le 21 août 2020 après une prolongation de quinze jours et dont les observations du public ont disparu le même jour à 17h30 précise ! )

Cette enquête porte sur L'ENSEMBLE de la ZAC Seguin-Rives de Seine dont le site peut encore être sauvé par le refus d’accorder cette autorisation environnementale ; Elle est close !

- l’enquête publique sur la partie centrale de l’île Seguin porte sur le permis de densifier à outrance, d’édifier une tour et de ruiner un indispensable îlot de fraîcheur vitale ;

- l’enquête publique sur l’îlot D5 porte sur le permis de construire trois tours mettant à mal l’éco-quartier du Trapèze

L’ensemble est soumis à enquête sans les visuels adéquats ni de maquette !

En pièce jointe, vous trouverez les observations du Collectif Vue sur l'Ile Seguin déposée le 17 août 2020 sur les lacunes des réponses de la commune de Boulogne-Billancourt aux avis de la MRAe de 2018 et 2019 dans le cadre de l'enquête publique préalable au renouvellement d'une autorisation environnementale au titre de la loi sur l'eau pour l'aménagement de la ZAC Seguin-Rives-de-Seine - Ile Seguin.
2020 ZAC observations sur réponse B-B.pdf

OBSERVATION du COLLECTIF VUE SUR L'ILE SEGUIN
Riverains de Meudon et Boulogne-Billancourt

le 25 août 2020,

La pétition « Créez une île verte à Paris ! » lancée par le Collectif Vue sur l’Ile Seguin, habitants de Boulogne-Billancourt comme de Meudon, partisans d’une île verte, qui rassemblait,

le 27 juillet 2020, plus de 47 000 signataires

– dont Nicolas Hulot (F.N.H.), Allain Bougrain-Dubourg (L.P.O.), Dominique Bourg, Pierre Arditi, Coline Serreau, Bruno Solo… –,

Cette pétition rassemble aujourd’hui 52 000 signataires.

Avis d'une meudonnaise depuis 1979

Hélas, déjà, ce projet est LAID : du béton, et un immeuble aux verres éblouissants, beaucoup trop haut.
Est-ce le "béton transparent" dont nous parlait M.Baguet il y a quelques années ?
Ces constructions donnent l'impression d'être en plein Boulogne Billancourt
Aucune vision de l'insularité, de la présence de la Seine, de l'eau.
La figure de proue que peut constituer la Seine Musicale laissait penser que, peut-être, les constructeurs garderaient une vision d'un navire.
Non, le coche est raté!
De plus, la création de bureaux alors qu'alentour les bureaux à louer sont vides depuis tant d'années = absurdité
La création de commerces, identiques à tout centre commercial = inutilité
La non précision des accès et de la circulation intérieure = inadaptation
Et la non intégration de l'ensemble aux rives environnantes = surdité
Enfin, quid de l'injonction à une sobriété énergétique ?

Sans compter que cette enquête a lieu pendant les vacances, en catimini ( avec prolongation quand même après les protestations, merci!)

Bref, je m'oppose à ce projet bétonné, banal, sans âme

Pour me consoler de la défaite du PSG, heureusement, il y avait l'observation n° 268 et son humour désopilant.

Après avoir beaucoup ri, j'ai pensé aux dizaines de milliers d'OS qui ont travaillé pendant des dizaines années sur cette île au temps de sa splendeur et qui, si ça se trouve, ne se sont pas aperçu que (je cite brut de décoffrage) "Il y a dans l'inconscient social un désir insulaire qui est de trouver dans l’île la profondeur d'intériorité et d'évasion que l'on ne trouve pas dans le paysage urbain standard", et aussi qu'il y a "un mythe de l'ermitage dans la façon de voir l’île... Aussi il est plus intelligent de penser l'Île urbaine en contrepoint de la cité.".

Bon courage au Commissaire Enquêteur s'il doit donner son avis sur cette étonnante contribution..
En cas de maux de tête, je vous recommande Belladona 5 CH - 3 granules 3 fois par jour

Monsieur le commissaire enquêteur,

Je souhaite attirer votre attention sur le caractère trompeur de certain éléments fournis dans le cadre de cette consultation publique qui limitent très fortement la capacité du public à prendre la réelle mesure des impacts visuels du projet sur son environnement, et mettent en cause la validité de cette consultation.

Tout d’abord, rien n’est fait pour que le grand publique soit en mesure de donner un avis sur le projet :

- Aucune maquette n’est consultable, ce qui est très étonnant pour un projet de cette ampleur
- Les documents sont de très grosse taille, parfois dépassant les 100MO, ce qui les rends difficiles à télécharger et à ouvrir
- Les documents sont très nombreux et pour la plupart techniques, et aucune aide n’est fournie pour naviguer à travers la centaine de documents
- La consultation est réalisée en plein été

Un des seuls documents lisible par le grand public, pour autant qu’il ait eu la chance de le repérer (« SEGUIN-Lot1et2 -Mémoire de réponse du Maitre de l'Ouvrage à l'avis de la MRAe » ) fournit des éléments visuels et des réponses délibérément trompeurs. En particulier, les photomontages fournis :

- Présentent la tour comme quasi invisible, en jouant sur des effets de reflets irréalistes
- Utilisent des perspectives visant à minimiser l’impression de hauteur
- Evitent très soigneusement de fournir un moyen de comparaison des hauteurs avec le bâtiment existant de la Seine Musicale
- N’incluent aucun point de vue depuis la Seine ou depuis les berges côté Meudon, qui aurait pu donner une idée juste des hauteurs des immeubles par rapport à la végétation du parc et à celle de la Seine Musicale.

En ce qui concerne la visibilité depuis le Parc de Saint-Cloud, le document affirme que « la perception du projet depuis le Domaine national de Saint-Cloud » est très faible. Or :

- Il appuie cette affirmation par des photos qui se bornent à localiser la zone concernée par le projet (flèche rouge), mais ne matérialisent même pas le projet lui-même
- Au lieu de rechercher les positions depuis lesquelles le projet sera visible, les points de vue sont soigneusement choisis pour limiter la visibilité vers la zone, en utilisant même buissons, arbres et panneaux de signalisation pouvant masquer très ponctuellement la zone.

Une ballade de quelques minutes dans le Parc de Saint-Cloud montre que même la Seine Musicale, pourtant nettement moins haute et massive que le projet DBS, est visible depuis de nombreuses zones clés du Parc de Saint-Cloud, même en plein été avec les feuilles sur les arbres.

Vous trouverez ci-jointes quelques simulations (modèle 3D aux cotes des bâtiments prévus par le projet, intégré dans le logiciel GoogleEarth ) et deux vidéos https://youtu.be/RnjIl6PSkUA , https://youtu.be/4Ffn9shlB-g permettant de se rendre compte que le projet aura en fait un impact visuel majeur et fortement dégradant sur son environnement depuis Meudon, la Seine, le parc de Saint-Cloud, et Issy les Moulineaux.

Vous pourrez entres-autres constater que l’ampleur de l’impact visuel du projet est sans aucune mesure avec l’impression que donnent les éléments visuels fournis dans la consultation.

De mon point de vue, le caractère fortement et délibérément trompeur de ces visuels, principaux éléments permettant au public de se faire une opinion sur le projet (en particulier en l’absence de maquette), met en cause la validité même de cette consultation publique.

En vous assurant de l’expression de ma considération,

PJ : Fichiers VuesIleSeguin 1, 2 et 3 : vues calculées depuis Google Earth (il s'agit d'un seul doc fragmenté pour respecter la limite des 2MO par doc)
- avis au format PDF

PS : Les photos qui accompagnent les vues du projet calculées sur Google Earth prouvent le réalisme des vues de l'environnement du projet. En ce qui concerne le modèle 3D reprenant le gabarit du projet de DBS, je le tiens bien sûr à votre disposition.
VuesIleSeguin1 .pdf
VuesIleSeguin2 .pdf
VuesIleSeguin3 .pdf
avisPDF.pdf

  • Monsieur le commissaire enquêteur,
  • Impact du projet sur le paysage et les sites classés
  • Il est indéniable que les sites classés autour de l’île Seguin seront impactés par ce projet.
  • L’ensemble du domaine, parc, villa et musée RODIN est classé Monument historique depuis
  • le 17 février 1972. La villa des Brillants s’est vue décerner par le Ministère de la Culture et de
  • la communication le label « Maisons des illustres ». Ce label est donné à des lieux de
  • mémoire où les hommes et femmes qui y habitèrent se sont illustrés dans l’histoire politique,
  • culturelle et sociale de la France.
  • Aujourd’hui les visiteurs découvrent en parallèle l’esprit d’un atelier et l’atmosphère d’une
  • demeure d’artiste au tournant des XIXe et XXe siècle. Dans le jardin la statue du Penseur
  • domine la tombe où reposent Rodin et Rose Beuret, maîtresse des lieux et compagne de toute
  • une vie.
  • Le penseur illustre œuvre de Rodin (orienté vers l’île Seguin) est déjà malmené de force par
  • l’écran géant (provisoire)* de la Seine musicale.
  • Qu’en sera t-il aussi du parc de Brimborion, site classé, appartenant à la série des grands
  • parcs des bords de Seine et qui se trouve dans la ville de Sèvres dans les Hauts-de-Seine.
  • Des vues remarquables s'ouvrent sur la vallée de la Seine, les méandres du fleuve, le mont
  • Valérien et son fort, l'île Monsieur, l'île Seguin.
  • Qu’en sera t-il de ces sites classés ? Face à cet énorme projet de 13 ha de bureaux et centre
  • commercial dont 2 tours de 17 étages ?
  • Je rappelle le projet proposé :
  • Le site d’implantation du projet, la partie centrale de l’île, a une superficie de 4,2 ha. Le projet
  • prévoit d’implanter six bâtiments de hauteur R+7 à R+13 sur deux niveaux de sous-sols,
  • pour des usages de bureaux (123 000 m² de surface de plancher) et de commerces (6 500
  • , implantés de part et d’autre d’une voie centrale. Il prévoit également la réalisation
  • d’un jardin public avec un terrain de sport dans la partie sud de l’emprise.
  • Cet énorme projet de 13 ha de bureaux et centre commercial … (tours de 96 et 75 m)

  • Avis de la MRAE :
  • Le projet est également perceptible (le mot est gentil) depuis de grands sites protégés* au
  • titre du paysage : le Bois de Meudon et de Viroflay (site inscrit), le Parc de la propriété des
  • Tybilles, le Domaine de Brimborion et l’ensemble constitué du bois de Saint-Cloud et du parc
  • de Villeneuve-l’Étang (sites classés). Ces sites remarquables, proches de l’Ile Seguin,
  • méritent d’être davantage pris en compte * Glacières de l'ancien château de Bellevue,
  • monument historique inscrit par l’arrêté du 17 juillet 1990 ; Ancien château de Bellevue,
  • monument historique inscrit par les arrêtés du 28 août 1974, du 18 mai 1990, du 12 juin 1990,
  • du 3 juillet 1990, du 17 juillet 1990 ; Collège arménien, monument historique inscrit par
  • l’arrêté du 8 juillet 2003 ; Cristallerie ou Manufacture des cristaux de la Reine (ancienne),
  • monument historique inscrit par l’arrêté du 1er décembre 1986, (pièce A04 page 70).
  • Avis délibéré de la MRAE en date du 20 mai 2020 sur le projet de construction d’un
  • ensemble immobilier sur la partie centrale de l’île Seguin situé à Boulogne-Billancourt (92)
  • Dans son état actuel, l’île permet de maintenir une large ouverture sur ce paysage classé
  • notamment depuis les rives extérieures : la vue du fleuve lové dans la courbe du coteau d’une
  • part et appuyé sur le front urbain de Boulogne d’autre part est maintenue. Des vues
  • complémentaires depuis Boulogne permettraient de mieux appréhender le site et les percées
  • visuelles actuelles.
  • La MRAE recommande d’approfondir l’analyse du paysage de l’Ile Seguin pour mieux
  • appréhender « les perceptions depuis les sites inscrits et les sites classés à proximité »
  • l’ouverture du paysage que permet l’Ile Seguin dans son état actuel, notamment depuis
  • Boulogne-Billancourt.
  • En ce qui concerne l’avis favorable des ABF MONSIEUR François Leothaud
  • « L’immeuble concerné par ce projet est situé dans le périmètre délimite des abords ou dans le
  • champs visibilité du ou des monuments historiques désignés ci-dessus. Les articles L.621-30*
  • L.621-32* et L.632-2 du code du patrimoine sont applicables.
  • Après examen de ce projet l’architecte des bâtiments de France donne son accord. Par
  • ailleurs, ce projet appelle des recommandations ou des observations »
  • LESQUELLES ?
  • « Je souhaite que le commissaire enquêteur recommande au préfet de ne pas accorder
  • l'autorisation environnementale requise sur ce projet présenté »
  • Compte tenu d’un impact négatif sur les sites proches et compte tenu d’une mauvaise
  • visibilité du projet sur ces sites.

  • Louis VALLIN
  • Paysagiste
  • Membre de la commission des sites des hauts de Seine
  • *L’écran géant de la Seine musicale sur l’Ile Seguin : un scandale départemental
  • octobre 2015, 2018
  • La réunion de la commission des sites en préfecture réunie en groupe « publicité » a permis
  • de réentendre des justifications sur la présence de cet écran géant. En fait celui-ci est de la
  • responsabilité du conseil départemental. C’est donc lui qui s’est mis en infraction en
  • autorisant l’établissement de la Seine Musicale de diffuser en continu des publicités
  • numériques. Au début les élus locaux étaient très remontés contre l’écran et au fil des
  • réunions on a vu qu’ils étaient rentrés dans le rang de la majorité départementale et lors de
  • l’élaboration du règlement de publicité de GPSO, est apparue peu à peu une théorie
  • développée par les prestataires de GPSO comme quoi cet écran n’était qu’une enseigne et
  • n’avait pas à être traité comme un support publicitaire. Dans cette réunion certains ont même
  • avancé que l’écran était depuis longtemps sans publicités et que le problème ne se posait plus.
  • Le Vice-Président a précisé que normalement la poursuite de l’implantation d’édifices sur
  • l’Ile devait cacher l’écran à terme. On voit mal comment puisqu’il est au bout de l’Ile face au
  • courant de la Seine. On attend une intervention de la préfecture dont la célérité ne semble pas
  • une vertu.
  • * Article L621-30
  • • Modifié par LOI n°2016-925 du 7 juillet 2016 - art. 75
  • I. – Les immeubles ou ensembles d'immeubles qui forment avec un monument historique un
  • ensemble cohérent ou qui sont susceptibles de contribuer à sa conservation ou à sa mise en
  • valeur sont protégés au titre des abords.
  • La protection au titre des abords a le caractère de servitude d'utilité publique affectant
  • l'utilisation des sols dans un but de protection, de conservation et de mise en valeur du
  • patrimoine culturel.
  • II. – La protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, situé dans
  • un périmètre délimité par l'autorité administrative dans les conditions fixées à l'article L. 621-
  • 31. Ce périmètre peut être commun à plusieurs monuments historiques.
  • En l'absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s'applique à tout
  • immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui
  • et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci.
  • La protection au titre des abords s'applique à toute partie non protégée au titre des monuments
  • historiques d'un immeuble partiellement protégé.
  • La protection au titre des abords n'est pas applicable aux immeubles ou parties d'immeubles
  • protégés au titre des monuments historiques ou situés dans le périmètre d'un site patrimonial
  • remarquable classé en application des articles L. 631-1 et L. 631-2.
  • Les servitudes d'utilité publique instituées en application de l'article L. 341-1 du code de
  • l'environnement ne sont pas applicables aux immeubles protégés au titre des abords.
  • *Article L621-32
  • • Modifié par LOI n°2018-1021 du 23 novembre 2018 - art. 56
  • Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti,
  • protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable.
  • L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont
  • susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur d'un monument
  • historique ou des abords.
  • Lorsqu'elle porte sur des travaux soumis à formalité au titre du code de l'urbanisme ou au titre
  • du code de l'environnement, l'autorisation prévue au présent article est délivrée dans les
  • conditions et selon les modalités de recours prévues aux articles L. 632-2 et L. 632-2-1.
  • Val de Seine Vert
  • Association Loi 1901 agréée pour la protection de l’environnement
  • Correspondance : 2 rue du docteur Gabriel Ledermann 92310 Sèvres
  • Tél. : 06 63 13 57 17 – courriel : contact@valdeseinevert.org Site : www.valdeseinevert.org

  • Avis de l'association agréée Val de Seine Vert sur l'aménagement de la partie centrale de l'île Seguin

  • L’association Val de Seine Vert (VDSV), créée en 1992 à l’arrêt de l’activité des usines du site de Renault Billancourt, a pour objet de rassembler les habitants des Hauts-de-Seine qui souhaitent s’informer, faire des propositions et entreprendre des actions collectives en matière de protection de l’environnement et d’amélioration de l’urbanisme et des déplacements. Elle est agréée Environnement et apte au dialogue environnemental au niveau du département des Hauts de Seine.
  • Elle est fédérée à Environnement 92 et à l’union régionale France Nature Environnement-Ile de France.

  • L’enquête se déroule en pleine période de vacances de mi-juillet à mi-août. Nous vous avions demandé de prolonger cette enquête de 15 jours. Nous attirions votre attention sur le fait que votre Compagnie nationale des commissaires-enquêteurs, elle-même, déconseillait de tenir une enquête publique dans ces périodes de vacances.
  • Nous sommes heureux que notre demande de prolongation ait été acceptée même si nous considérons que la sincérité de l’enquête est entachée par le choix des dates de sa tenue au cœur de l’été.

  • Le dossier d’enquête publique est constitué de centaines de pièces distinctes, d’avis… Déjà très exigeant pour une association, l’investissement nécessaire pour comprendre réellement les enjeux et pour faire le tri dans les informations est hors de portée du citoyen. C’est une façon de faire de l’obstruction institutionnelle que de noyer la procédure, sans hiérarchisation des documents ni explications élémentaires, dans des centaines de pages, dans des heures de téléchargements aléatoires. Il faut publier des dossiers à destination du public qui soient facilement lisibles et compréhensibles, par exemple en limitant à 10 pages avec plans inclus.

  • La sincérité de l’enquête nous en paraît affectée sur la forme et sur le fond.

  • VDSV connaît très bien le passé de la Zac Renault et a suivi de manière attentive les efforts de l’entreprise Renault pour dépolluer les terrains. VDSV participe à la commission de suivi. Les associations de protection de l’environnement ont pu travailler avec la Saem Val de Seine sur l'aménagement du Trapèze afin d’en réduire les impacts environnementaux, ce qui a été réalisé.

  • VDSV a œuvré pour une île sans voitures, sans tours (Jean Nouvel voulait en construire cinq), nous voulions aussi faire réduire la densité construite et revégétaliser l’île.

  • VDSV a été contrainte d’engager des contentieux contre des projets démesurément inadaptés de par leur densité, leurs hauteurs, l’absence d’utilité sociale et de nombreuses non-conformités par rapport à la réglementation. Des recours contentieux ont suivis.

  • En novembre 2015 un compromis est accepté par la ville de Boulogne-Billancourt et la SPL. Le dossier de réalisation de la Zac est modifié et nous retirons notre recours contre le plan local d'urbanisme de l'île.
  • En 2018 nous sommes conviés, par le président du tribunal de Cergy-Pontoise, à participer à une médiation, aux côtés de l'aménageur de la ville et d'autres associations. En décembre 2018 un accord est trouvé son contenu est très proche du compromis signé trois ans plus tôt avec Val de Seine Vert. Le nouveau programme d'aménagement est accepté par la majeur partie des associations.

  • Depuis Val de Seine Vert suit les travaux de la commission de suivi mis en place au lendemain de la médiation.

  • Le projet propose un renforcement considérable de l’offre de bureaux au détriment de ce qui manque à Boulogne-Billancourt : de la végétalisation et des espaces naturels.


  • Il faut penser au besoin d’activités logistiques liées à la Seine et la promesse d’un lieu de mémoire au cœur de l'île.

  • L’Ile Seguin ne doit pas devenir le pendant de La Défense.
  • Une tour de 96 mètres de haut flanquée d’immeubles massifs n’est pas adaptée sur cet emplacement très exposé.

  • Cet urbanisme du 20ème siècle est en contradiction avec les principes du développement durable.

  • Des centaines de riverains vont directement voir leur vie quotidienne impactée visuellement et au niveau des pollutions, la densité de production de celles-ci va être extrême puisque plusieurs milliers de personnes de plus seront susceptibles de générer des déchets et de contribuer à une pollution automobile déjà très importante à cet endroit.

  • Une île sans voitures, objectif initial.

  • Le projet présenté prévoit la construction de 700 places de parking et s'interroge sur une possible ouverture au public en dehors des heures de bureau.

  • Nous sommes à une station de métro, à une station du Grand Paris Express, à une gare routière importante, sur la départementale 910, ex nationale 10. Il ne faut pas encourager le déplacement automobile des individus pour se rendre à leur travail.

  • La présence de places de parkings accentuent la désirabilité des transports individuels automobiles. Or il faut les réduire.

  • Permettre la circulation automobile sur la rue centrale est dommageable et ce même si c'est une zone de rencontre ou le piéton est prioritaire. La circulation automobile doit être interdite sur l’ensemble de l’île, (hors livraisons, commerces et sécurité)

  • Il semble que la circulation automobile soit possible par le pont Daydé ce qui ne manque pas d'inquiéter les riverains. En particulier ceux qui habitent l’immeuble Reflet qui se trouve immédiatement au débouché du pont.

  • La zone étant plate un dispositif valorisant les déplacements en vélo aurait dû être prévu avec à chaque station de transport lourd, des garages à vélos sécurisés.

  • VDSV attire votre attention sur le fait que la loi sur l’organisation des mobilités en décembre 2019 indique que tous les aménagements futurs doivent prendre en compte la pollution de l’air par les transports et « instaure le droit de vivre dans un environnement sain ». Même si les décrets ne sont pas tous encore publiés, la loi doit s’appliquer au projet actuel.

  • Qualité des sols

  • Plus de cent ans d’exploitation des usines Renault ont pollué fortement les sols. La dépollution effectuée par Renault n’est pas complète. Elle ne pouvait l’être puisque celle-ci atteint la nappe phréatique et qu’il se produit continument des remontées de produits et dérivés pétroliers et/ou de produits issus des fonderies.
  • Le dossier complet de la dépollution des terrains Renault est en notre possession puisque nous faisions partie de la commission de suivi.
  • Seule une dépollution totale sera sans risques pour les usagers et les riverains.

  • Qualité de l’air

  • Les évaluations effectuées par Airparif et les cartographies proposées sur la pollution de l’air dans le secteur du quai Georges Gorse montrent que les valeurs limites pour les oxydes d’azote sont dépassées, que celles pour les particules sont près d’être atteintes et en période de chaleur importante, l’ozone, qui est un polluant secondaire résultant de l’oxydation de l’oxygène en présence d’oxydes d’azote et de composés pétroliers sous l’effet du rayonnement solaire, monte aussi.
  • Ces pollutions sont liées au trafic routier essentiellement qui risque de s’accroître si la RD1 est mise à 4 voies comme le souhaite le département des Hauts de Seine. Le coût annuel de la pollution de l’air a été évalué par le Sénat en 2014 (rapport de la sénatrice Aïchi) à 1500 euros par an et par français (67-90 milliards/an).

  • Le MRAE a oublié une caractéristique soulignée par la DRIEE à savoir l’installation de deux groupes électrogènes reliés à une cuve à fioul située dans la nappe phréatique à 15 m sous le niveau du sol. Ces groupes pour assurer leur fonction doivent être démarré tous les mois plusieurs heures ce qui générera une pollution de l’air localement.

  • Qualité de l’eau

  • La présence d’une cuve à fioul de 20 m3 et l’existence d’un parking de plus de 700 places sont des éléments qui peuvent en cas d’inondations ou bien d’incidents (incendie, éboulement, chute d’un hélicoptère…) conduire à des pollutions de l’eau de Seine de manière importante. Rien n’est envisagée dans le projet d’aménagement.

  • En ce qui concerne le risque d'inondation nous avons bien lu que les parkings sont inondables mais rien sur la culture du risque. Pourtant l'île Seguin est le lieu idéal pour sensibiliser le grand public aux risques de crue mais aussi d'étiage car le réchauffement climatique nous bascule déjà d'un extrême à l'autre.

  • Pour ce qui est de la récupération des eaux de pluies, dans sa réponse à la MRAE, l'aménageur explique qu'une partie de l'eau de pluie sera récupérée pour l'arrosage des végétaux.

  • Le projet ne prévoit pas de cuve de récupération d'eau de pluie.

  • Végétalisation(s)

  • Dans le dossier d'enquête il est question d'arbres « de haute tige » et de « pleine terre ». En réalité cette « pleine terre » est limitée à une couche de terre végétale de 1 m 50 à 2 m de profondeur.
  • C'est très insuffisant et il est outrancier de parler de pleine terre dans ces conditions.

  • On apprend aussi que seulement 60% de la surface du jardin sera en « pleine terre », ailleurs la couche de terre est encore plus mince.

  • La végétalisation des terrasses permet bien d'absorber les petites pluies et cela permet de rafraîchir l’atmosphère mais les arbres de haute tige ont de gros besoin en eau comment seront-il satisfait ?

  • Les essences qui seront plantées (des peupliers et des saules) peuvent développer leur système racinaire en surface mais le fait que les arbres ne soient pas encrés en profondeur les rend très vulnérable aux coups de vent.

  • De plus il semble que les mêmes essences seront plantées dans la rue centrale qui ne reçoit pas la lumière, pourquoi ne pas changer de palette végétale ?

  • Pollution sonore

  • La zone de GPSO, située plus particulièrement en bords de Seine RD1 et RD7, a été identifiée comme très bruyante par BruitParif comme indiqué dans son rapport de février 2019
  • « La Métropole du Grand Paris concentre l’essentiel des enjeux d’exposition au bruit routier, avec 86% et 91% des personnes qui sont en situation de dépassement des valeurs limites selon les indicateurs Lden et Ln respectivement. Le T3 (Grand Paris Seine Ouest) apparaît comme le territoire le plus exposé en proportion au sein de la Métropole du Grand Paris : un quart exactement de sa population est exposé au dépassement de la valeur limite de 68 dB(A) pour l’indicateur Lden. »

  • Le nombre d’années perdues en bonne santé pour la population boulonnaise est même indiquée : plus de 900 ans.

  • Le bruit routier journalier selon l’étude d’impact dépasse la valeur limite de 68 dB(A) puisque l’étude le chiffre à 65-75 dB(A) et s’appuie sur l’étude de BruitParif .

  • Le Conseil National du Bruit a chiffré le coût annuel de la pollution sonore par français à 1000 euros (60 milliards/an) lié à la dégradation du sommeil et aux maladies cardio-vasculaires.
  • La loi d’organisation des mobilités demande là aussi que la pollution sonore soit prise en compte.
  • L’OMS va encore plus loin et préconise des valeurs limites de Lden de 45 dB(A) pour le bruit routier.

  • Compte tenu de la pandémie de Covid 19 et des évolutions législatives récentes en matière de réchauffement climatique, ce projet a une empreinte écologique très marquée.

  • Il faut limiter les surfaces de bureaux et réintroduire sur l'île, comme ailleurs, des activités productives.

  • Nous sommes de ceux qui pensons que le monde d'avant le Covid 19 doit être repensé en profondeur.

  • Commençons dès maintenant, sur l'île Seguin.

  • En l'état Val de Seine vert ne peut que donner un avis défavorable au projet présenté.
Télécharger le fichier Avis_de_Val_de_Seine_Vert_Enquete_publique_partie_centrale.pdf
  • Il est inadmissible que le projet de bétonnage de l’île Seguin dans sa partie centrale puisse se réaliser contre l’avis quasi unanime de toutes les associations de défense de l’environnement et des habitants de GPSO qui ne cessent de dénoncer la mise à mort de l’île verte.

  • Jean-Marie BLIN
  • Président de l’ADEVAM
  • Vice-président d’environnement 92
  • Monsieur le commissaire-enquêteur,

  • Permettez-moi de me questionner au regard de cette enquête publique proposée entre mi- juillet et mi-août … malgré sa légère prolongation de forme elle restera au regard des riverains inaccessible et au regard du citoyen une enquête « ficelée » et détournée !

  • L’enjeu de ce site exceptionnel se lit depuis la terrasse de l’Observatoire de Meudon ; celui de l’Ile Seguin depuis la terrasse de l’ancien château de Bellevue. Ces coups d’œil sur la ville impressionnent par la majesté et l’harmonie qui s’en dégagent.
  • Le projet:
  • l’île Seguin, d’une superficie de 11 ha, s’insère dans la boucle de méandre que forme la Seine au sud-ouest de Paris, entre la plaine urbanisée de Boulogne en rive droite et les coteaux boisés et urbanisés de Meudon en rive gauche.
  • Le site d’implantation du projet, la partie centrale de l’île, a une superficie de 4,2 ha. Le projet prévoit d’implanter six bâtiments de hauteur R+7 à R+13 sur deux niveaux de sous-sols, pour des usages de bureaux (123 000 m² de surface de plancher) et de commerces (6 500 m²), implantés de part et d’autre d’une voie centrale. Il prévoit également la réalisation d’un jardin public dans la partie sud de l’emprise.
  • Pour ma part,
  • L’Ile Seguin a vocation à s’insérer avec modestie dans ce paysage, en demeurant une île au niveau du fleuve, une île verte au pied des coteaux de Meudon, Sèvres et Saint-Cloud, une île respectueuse des sites et monuments inscrits ou classés, une île de répit et de respiration pour sa faune et sa flore comme pour ses riverains, les habitants des villes voisines et tous ceux de la région Ile-de-France.
  • Alors que j’écris ces quelques lignes, la température avoisine les 50 degrés au pied de ma fenêtre et de 38 degrés sous abris… Il se passe quelque chose… tout le monde est d’accord!
  • Les arbres souffrent, l’agriculteur se pose des questions .
  • Toutes les études et nombreuses analyses d’urbaniste, de maire adjoint à l’environnement et à l’urbanisme, des architectes, des écologues, des directeurs de marketing de projets immobiliers ont tous travaillé à ce projet pharaonique, mis au point avant la première pandémie mondiale qui a vu la France et le monde à l’arrêt depuis plus de 6 mois .
  • Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut revoir la ville autrement… que la prochaine catastrophe sera climatique, et voilà ci-dessus ce que la ville de Boulogne propose:13 ha de construction sur ce site exceptionnel.
  • L’intégration du projet à son environnement – espaces publics, usages actuels, liens avec le fleuve, trame naturelle, paysage et circulations – la MRAE (Mission régionale d’autorité environnementale ) notait par ailleurs que « les choix effectués en ce qui concerne la destination de l’île Seguin doivent être justifiés au regard de solutions de substitution et d’une comparaison des incidences sur l’environnement et la santé humaine, conformément à l’article R. 122-5 du code de l’environnement. »
  • La MRAE constate que, pour le présent projet, le choix d’aménagement, avec 95% de surface de bureaux, à l’exclusion de tout logement ou de services publics, n’est pas justifié dans l’étude d’impact (pièce A04, p .27), tant en ce qui concerne la particularité du site qu’au regard de l’offre existante et en cours de construction en matière de bureaux.

  • Quant au fond : " Je souhaite que le rapport sur l'enquête publique fasse bien apparaître le caractère insuffisant de l'étude d'impact en raison notamment, du contraste entre les bouleversements induits par les projets de construction présentés, et le flou entretenu sur nombre de dispositions essentielles des projets ( abandon irrémédiable d'un îlot de fraîcheur unique en Ile de France, absence de respect des sites et monuments protégés, visuels ne laissant deviner que des constructions transparentes au delà du dixième étage, non insertion des constructions dans le paysage...) Ces lacunes majeures ont été dénoncées dans les avis successifs de la mission régionale d'autorité environnementale ( Mrae) mais, en réponse, la commune de Boulogne-Billancourt n'a jamais vraiment approfondi les motivations des choix effectués par elle, ni leur adéquation avec le site, les changements climatiques en cours, les besoins des habitants.
  • Par rapport à l’analyse du paysage je me range TOTALEMENT derrière l’avis du MRAE
  • Avis délibéré en date du 20 mai 2020 de la Mission régionale d’autorité environnementale d’Île-de-France sur le projet de construction d’un ensemble immobilier sur la partie centrale de l’île Seguin situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)

  • Oui, l’initiative du Collectif « Vue sur l’Ile Seguin » doit être amplifiée tant qu’il est encore temps : les vagues de chaleur en ville affecteront de plus en plus gravement la santé des citoyens tandis que le besoin de vastes espaces verts sera ressenti comme une priorité lancinante.Nicolas HULOT »Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
    • L’Ile Seguin a vocation à s’insérer avec modestie dans ce paysage, en demeurant une île au niveau du fleuve, une île verte au pied des coteaux de Meudon, Sèvres et Saint-Cloud, une île respectueuse des sites et monuments inscrits ou classés, de l’environnement, une île de répit et de respiration pour sa faune et sa flore comme pour ses riverains, les habitants des villes voisines et tous ceux de la région Ile-de-France.
  • Aujourd’hui, créons une île verte à Paris pour le bien-être des générations futures !
  • Pour la renaissance de l'Ile Seguin sur la Seine, en lisière de Paris, sous les yeux du monde entier, l'Ile Seguin offre une opportunité historique que personne ne perçoit vraiment.
  • Pourtant, l'édification de la Seine musicale, figure de proue de l'Ile, a donné le "la".
  • A la surface,des ateliers du développement durable pourront apprendre aux citadins, en théorie comme en pratique, ce que sont les changements climatiques, la biodiversité, un sol vivant, un air respirable, un îlot de fraicheur, une alimentation saine, une trame verte et bleue, une ville humaine.....
  • Dans le sous-sol, mais relié au ciel et aux berges - à la flore et à la faune retrouvés, prendra place le centre mondial de revitalisation de la planète dont les réflexions placeront la France au premier rang de l'innovation en matière de développement
  • durable Grâce à l'Ile Seguin, la semaine du développement durable se répétera 52 fois par an et se dupliquera dans de nombreux pays.
  • Je soutiens ce projet .d’ile verte .
  • « Je souhaite que le commissaire enquêteur recommande au préfet de ne pas accorder l'autorisation environnemental requise sur ce projet présenté
  • D’un autre temps
  • Bien cordialement

  • Louis Vallin
  • Vaucresson
  • louisvallin@wanadoo.fr
  • notre observation est contenue dans la lettre au CE en pièce jointe
Télécharger le fichier Ile_Seguinenquete_sur_ZAC_bureauxcommerces.pdf
  • Association des Rives de Seine
  • 10 Place des Impressionnistes
  • 92500 RUEIL-MALMAISON
  • arsasso92@gmail.com

  • Monsieur Commissaire enquêteur

  • Le 8 aôut 2020

  • Enquête publique n°3 : partie centrale de l'Ile Seguin, aux trois tours (une debout et deux couchées) de 123 000 m2 de bureaux et de 6500 m2 de commerces et renonciation à l'îlot de fraicheur constitué par l'île et le fleuve.
  • L’Association des Rives de Seine de Rueil-sur-Seine agit en collaboration avec d’autres associations riveraines de la Seine et de l’Île des Impressionnistes, notamment l’association Bellerive Rueil-Malmaison (ABRM), l’association ADREC de Chatou dans les Yvelines ainsi que l’ASPV (l’association la Seine n’est pas à vendre). Elle est également membre d’une union d’associations des Hauts de Seine de défense de l’environnement, l’association Coteaux de Seine Association de Garches. Nos associations soutiennent l’action du « collectif vue sur l’Ile Seguin ».
  • Nos associations oeuvrent pour que les rives de la Seine et les îles de la Seine, situées en zone inondable mais aussi réserves végétales et de biodiversité indispensables à la santé et au bien-être des habitants, fassent l’objet d’une protection globale, quelles que soient les communes traversées et les PLU concernés.
  • Tant les rives de la Seine que les îles, doivent cesser de faire l’objet de projets immobiliers disparates, trop compacts, contraires aux objectifs de protection de l’environnement mais aussi aux objectifs d’égalité territoriale du SDRIF Île de France et de la Métropole du Grand Paris (MGP). Elles ont un rôle indispensable à jouer en matière de santé des habitants et de lutte contre le réchauffement climatique de la région parisienne. D’où la nécessité et l’urgence d’assurer leur protection.
  • Trop minéralisées les communes de la Métropole du grand Paris dont fait partie Boulogne deviennent des fournaises invivables lors des canicules. On sait que l’écart entre les grandes métropoles et les campagnes un jour de canicule peut aller de 3° à 10 ° !
  • Au lieu de continuer à densifier et à « compacifier » l’île Seguin, mais aussi toutes les îles de la Seine et leurs rives en Île de France, il est urgent de les sauvegarder ou d’y créer de nouveaux espaces de nature. Il faut donc cesser de densifier et de bétonner ces zones en arrêtant de céder aussi facilement à la pression financière et immobilière qui s’y exerce et risque de s’y exercer de plus en plus.

  • L’Association des Rives de Seine soutient de ce fait l’action du « collectif Vue sur l’île Seguin » qui s’oppose aux projets actuels de constructions de 123 000 m2 de bureaux et de 6500 m2 de commerces dans la partie centrale de l’Île Seguin.
  • L’Association des Rives de Seine souhaite qu’ au-delà de la Seine musicale, toute l'Ile Seguin soit aménagée en île verte conformément au projet alternatif du Collectif Vue sur l'Ile Seguin.
  • Le projet immobilier actuel sur l’île Seguin objet de la présente enquête publique, outre sa laideur liée ne serait-ce qu’à sa compacité, est inadapté à tous les enjeux environnementaux et d’urbanisme actuels. Il est également anachronique notamment depuis la pandémie de Covid 19.
  • 1°/ Le projet immobilier sur l’île Seguin : un projet dépassé et dangereux eu égard à l’épidémie actuelle de corona virus et aux futures épidémies.
  • On sait que la densité urbaine, la promiscuité et l’hyper-mobilité sont des facteurs très importants de la propagation du virus. L’épidémie de covid 19 a été particulièrement virulente en Île de France selon les statistiques. Pourquoi, Boulogne qui a une densité très importante de 19460 h/km2, construit-elle encore de nouveaux logements et de nouveaux m2 de bureaux ? Au lieu de la construction de 23 000 M2 de bureaux et de 6500 m2 de commerces, l’île Seguin devrait être sanctuarisée comme couloir d’aération, de circulation du fleuve et lieu d’espaces verts indispensables à la vie et à la santé des habitants.
  • L'Île de France, à elle seule, est la plus petite région française après la Corse (12 011km2). Elle représente 1014 h/km2 sur seulement 2,2% de tout le territoire français. Mais 19% de la population française habite sur ce tout petit territoire! C’est insensé. A quand un aménagement de tout le territoire français digne de ce nom qui rétablirait une juste égalité entre les territoires, d'abord en termes de densité de population au km2 ?
  • Le département des Hauts de Seine est le plus dense de l’Île de France après Paris : 9129 h/km2 avec un taux d'urbanisation de 99%. Superficie 175,6 km2.
  • Pour rappel : le territoire français a une densité de 117 h/km2 et une superficie de 551 695 km2.

  • En raison de sa densité et de l’hyper-mobilité qui en résulte, l'Île de France a compté 43% des patients hospitalisés du covid 19 de tout le pays. C'est une augmentation de + 83% des décès (tous confondus mais dont on peut imaginer un lien avec l'épidémie) entre le 1er mars et le 4 mai. C'est + 107% dans les Hauts de Seine et + 117 % en Seine Saint Denis.
  • Ceci démontre aisément le lien entre densité de l'épidémie et densité de population + mobilités consécutives.
  • L’épidémie de corona virus devrait logiquement déboucher sur une nouvelle approche de notre urbanisation, moins dense, moins compacte, plus équilibrée, plus verte, plus aérée, plus intégrée à l’environnement. C’est pourquoi le projet d’immobilier de l’île Seguin est dangereux et anachronique.

  • 2°/ Le projet immobilier de l’île Seguin qui prévoit 23 000 M2 de surface plancher de bureaux est par ailleurs contraire aux objectifs du SDRIF et de la Métropole du Grand Paris car il aggrave les inégalités territoriales que ces derniers cherchent à réduire.

  • Pourquoi construire sur l’île Seguin 23 000 M2 de bureaux alors que la ville de Boulogne concentre un nombre considérable de postes d’emplois soit 87 149 en 2017 (chiffres INSEE) alors qu’elle n’a que 64 992 actifs (population de 15 à 64 ans) dont 58 860 ont un emploi, soit un taux d’emploi de 73,6%.

  • Seulement 19 communes franciliennes concentrent 50 % de l’emploi. Boulogne est la quatrième après Paris, Courbevoie et Nanterre.
  • La ville de Boulogne a en effet un taux de concentration d’emplois très important 144,5 en 2017 (nombre d’emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone.). Pourquoi, alors que Boulogne a un taux d’emploi global aussi excédentaire, construire encore autant de nouveaux m2 de bureaux sur l’île Seguin ? Ces nouveaux bureaux ne feront qu‘accroitre le décalage néfaste entre domicile et lieu de travail des salariés, avec des flux croisés d’entrants et de sortants sachant que les habitants de la ville travaillent pour la plupart à Paris ou Issy les Moulineaux et que de nombreux salariés des bureaux de Boulogne viennent d’ailleurs et seront contraints de se déplacer pour se rendre à leur travail.
  • Ce projet ne présente donc aucun intérêt si ce n’est d’accroître des activités déjà excédentaires qui ne peuvent qu’augmenter la demande de transports et de déplacements motorisés, la pollution de l’air et les encombrements de circulation générateurs de C02. On connaît par ailleurs les difficultés financières d’Île de France Mobilités et le gouffre financier que représente le projet du Grand Paris Express (GPE) en termes d’investissement mais aussi d’exploitation.
  • En ce qui concerne la pollution de l’Air, la France mais surtout la Métropole du Grand Paris sont à la traîne. Or selon les estimations du cabinet Asteres de l’économiste Nicolas Bouzou, augmenter de 10% le végétal dans les villes ferait baisser de 94 millions d’euros les dépenses de santé ( liées à l’asthme et l’hypertension)…Donc le verdissement de l’Île Seguin est indispensable au lieu de ce nouveau bétonnage.

  • Le projet immobilier actuel de l’île Seguin est donc totalement contraire aux objectifs de lutte contre les inégalités territoriales, défendus par la Région dans le SDRIF Ile de France et la Métropole du Grand Paris. Il ne respecte pas non plus l’environnement pourtant défendu dans la « Charte d’engagement pour une Métropole Nature » adoptée à l’unanimité par le bureau de la Métropole du Grand Paris le 7 juin 2019.

  • 3°/ Le projet immobilier actuel de l’île Seguin ne fera qu’accroitre le phénomène de la vacance des bureaux accentué par le Covid 19 et le développement du télétravail, sans parler de la crise économique consécutive au confinement généralisé.

  • Avant la pandémie actuelle et selon le Diagnostic du Scot de la Métropole du Grand Paris, la MGP comprend plus de 40 millions de m2 de bureaux soit les ¾ du parc francilien. Les Hauts de Seine accueillent 34% de l’offre d’où le déséquilibre territorial déjà dénoncé qui s’est accentué. La dynamique de construction étant très forte, les quartiers d’affaires se densifient et deviennent de plus en plus compacts. C’est le cas à Boulogne, alors même qu’il y a un nombre considérable de m2 vacants. (Il y aurait 5 millions de m2 de bureaux vacants en Île de France selon Mr Missoffe, Directeur Général de Paris Île de France Capitale économique et environ 3,5 millions dont 1,5 seraient vacants depuis plus de 5 ans d’après Olivier Wigniolle, Directeur Général d’Icade (forum Grand Paris Makers 2018).

  • Pourquoi dans ces conditions vouloir construire de nouveaux m2 de bureaux dans l’Île Seguin ? La ville de Boulogne veut-elle participer au développement d’une nouvelle bulle immobilière et financière ?
  • Si l’offre de bureaux ne ralentit pas, le phénomène de vacance risque de s’accentuer en raison de la crise, les entreprises souhaitant revoir à la baisse leurs besoins immobiliers sur fond de généralisation du télétravail.
  • Selon les estimations d’Immostat, la demande placée de bureaux en Ile-de-France au 1er trimestre 2020 s’élève à 340 300 m², un chiffre en recul de 37% d’une année sur l’autre. Si Paris semble assez bien résister, le Croissant Ouest et la Première Couronne se replient dans des proportions importantes, de l’ordre de -50% et -60% en un an.
  • Selon les estimations de certains experts du secteur, le taux de vacance francilien pourrait ainsi rapidement atteindre entre 7% et 8% avec pour certains secteurs des taux supérieurs à 10% comme à La Défense et sa périphérie, ou encore, la partie Nord (Boucle et Première Couronne).

  • Pour toutes ces raisons, le projet immobilier actuel de l’île Seguin, objet de l’enquête publique, est un projet démesuré, dépassé et dangereux, qui n’intègre pas l’indispensable réflexion sur l’aménagement équilibré du territoire, notamment celle qui devrait concerner les rives et îles de la Seine en Île de France. Il ne tire aucune leçon de l’épidémie de corona virus, ne prend pas en compte les risques sanitaires, les enjeux écologiques et la qualité de vie des habitants dont font notamment partie leurs déplacements.

  • Il doit être abandonné au profit de la protection du site exceptionnel que représente l’île Seguin, de son caractère d’îlot de fraîcheur et de précieux couloir de circulation de l’eau et de l’air. L’île Seguin doit être aménagée en île verte selon le projet présenté par le « Collectif vue sur l’île Seguin ».

  • Recevez, Monsieur le commissaire enquêteur, l’expression de mes respectueuses salutations.

  • Francine PAPONNAUD
  • Association des Rives de Seine.
Télécharger le fichier Avis_ARS_Ile_Seguin.docx

  • Observations du collectif "Vue sur l'Ile Seguin"
  • collectif de riverains de Meudon et Boulogne.

  • le 26 juillet 2020,

  • Le remplacement des vues par "une barrière trop élevée en plein milieu de la Seine" (avis, page 19) constitue un acte de vandalisme environnemental.

  • Lire la suite de nos observations en pièce-jointe, ci-dessous :
Télécharger le fichier Enquete_publique_centre_Ile_2020.pdf

  • Les pièces jointes n'apparaissent pas ?

  • Je vous les renvoie.

  • ACCES-ILE_ACVPS.jpg
  • Plan masse_PC2-1-GENERAL_ACVPS2.jpg
  • Monsieur le Commissaire enquêteur.

  • Si les études d'impacts avaient une utilité croyez-vous vraiment que notre planète serait dans l'état où elle est ? Non.

  • Toujours est-il que l'ile Séguin doit enfin renaître pour finaliser ce quartier qui aura mis un temps tout aussi historique à sortir de terre. Triste record.

  • Bien que Monsieur le Maire précise dans les médias que ce n'est jamais de sa faute si les enquêtes publiques sortent pendant les vacances, ce n'est pas sa faute non plus si tous les permis de construire sont affichés en catimini pendant les vacances. Bref nous sommes habitués.

  • Nous déplorons dans ce projet les marchandages aux M2 qui perdurent et qui ont été dealés par certaines associations soi-disant écologiques.

  • Ainsi, nous ne comprenons pas pourquoi ce projet fait encore la part belle à la discrimination entre les peuples. Pourquoi dès lors le jardin principal serait uniquement du côté Meudon alors que Côté Boulogne le béton serait de mise ? Ne me dites pas que c'est à cause de l'exposition au soleil car cet argumentaire serait fallacieux.

  • Pour un projet d'urbanisme soit accepté de tous, il faut qu'il soit équitable. Or il ne l'est pas.

  • Nous proposons que le jardin soit à moitié réparti sur les côtés Boulogne et Meudon. Voir la photo montage réalisée par notre association. L'emplacement des immeubles resterait inchangé et permettrait aux boulonnais de jouir d'une rive fleurie cotée Boulogne.

  • Le protocole d'accord conclu avec les associations parle d'un jardin total, mais ne précise pas l'emplacement exact. In fine, nous demandons qu'à parts égales, le jardin soit sur les deux rives de l'ile Séguin.

  • Concernant la taille de la tour, là aussi nous proposons de la mettre à niveau des autres immeubles et de faire une annexe qui répartirait le m2 derrière la tour (Voir photo montage) il conviendra d'ajouter l'espace perdu en jardin sur un autre endroit sur l'île.

  • L'autre solution puisque Boulogne Billancourt adore faire les chaises musicales avec les M2 de bureau. Nous proposons que la ville autorise la surélévation du siège de Canal + qui sera vidé dans peu de temps pour récupérer son manque à gagner.
  • Le siège de Canal + n’a le mérite de n’avoir aucun riverain à proximité. Monsieur l'Architecte de Portzamparc étant l'architecte de l'Ile Séguin, nul doute que vous saurez le convaincre de faire une surélévation en contrepartie du retrait de la tour sur l'Ile Séguin.

  • Pour les riverains du Pont de Sèvres, la tour aura un impact considérable puisqu'elle privera les riverains de la vue sur la foret de Meudon.

  • Par ailleurs, il me semble qu'il y a des monuments historiques dans le périmètre des 500 m de la tour. Je ne pense pas que vous puissiez installer la tour ici. De fait, les tours ne sont pas écologiques. Il faut arrêter avec cette croyance de la hauteur.

  • Maintenant la question qui se pose est de savoir où la population va loger. Les projets de bureaux devront être conçus en programme mix permettant leur évolution en immeuble d'habitation.

  • Veuillez recevoir mes sincères salutations distinguées.

  • L'ACVPS
Val de Seine Vert – Association Loi 1901 agréée pour la protection de l’environnement
  • Correspondance : 2 rue du docteur Gabriel Ledermann 92310 Sèvres
  • Tél. : 06 63 13 57 17 – courriel : contact@valdeseinevert.org - Site : www.valdeseinevert.org

  • Sèvres, le 12 juillet 2020

  • Frédéric Puzin
  • Président

  • à Monsieur le commissaire-enquêteur
  • Hôtel de Ville de Boulogne-Billancourt,
  • Direction de l’Urbanisme Réglementaire, 26 avenue André Morizet,
  • 92100 Boulogne-Billancourt.

  • Monsieur le commissaire-enquêteur,

  • Par arrêté municipal en date du 26 juin 2020, le Maire de Boulogne-Billancourt a prescrit l’ouverture de l’enquête publique sur la demande de la SAS Développement Boulogne Seguin, pour la construction d’un ensemble immobilier à usage de bureaux, et de commerce d'une surface de plancher totale de 130 000 m² sur la partie centrale de l’île Seguin de la ZAC Seguin-Rives-de Seine.
  • L’enquête publique unique concernant la construction de deux immeubles de bureaux et de commerces sur l’Ile Seguin doit se dérouler du 15 juillet au 18 août 2020.

  • Vous avez été désigné commissaire-enquêteur et vous disposez donc de toute latitude pour en parfaire le déroulement.

  • Cette enquête est prévue sur la période où la population de Boulogne-Billancourt et des communes voisines est massivement partie de son domicile pour des vacances.

  • La surprise des citoyens est totale quand les dates de consultations sont annoncées. Tous ont l’impression que le but recherché est qu’il y ait le moins possible de participation à cette enquête.

  • Les procédures numériques ne peuvent suppléer aux besoins d’échanges directs et de consultation des pièces. La masse énorme de dossiers à télécharger nécessite certainement des questionnements en présentiel et les dates choisies au plus profond de l'été ne correspondent pas aux disponibilités d'une large partie de la population.

  • La plupart des commerces et services publics sont fermés ou en sommeil durant cette période et il va être plus facile de participer à cette enquête que de trouver une boulangerie ouverte.

  • La compagnie nationale des commissaires enquêteurs demande dans son dernier memento que : « Pour déterminer les dates d’enquête publique et les permanences des enquêtes interrompues, nouvelles ou reportées, il conviendra de porter une attention particulière aux dates d’enquête publique tenant compte de la période estivale, vis-à-vis :
  • Du public (possibilité de participation du public, dates et horaires des permanences).
  • Ainsi sauf lorsqu’une opération se situe en zone touristique, où la plupart des résidences secondaires sont occupées, il est conseillé de terminer une enquête au plus tard mi-juillet ou de la débuter à partir mi-août pour permettre aux vacanciers estivaux de disposer au moins de 2 semaines de participation. »

  • Le confinement a certes empêché certaines enquêtes de se dérouler au printemps mais rien ne justifie que la précipitation influe sur des dossiers majeurs d’aménagements comme celui soumis à cette enquête.

  • Ce serait un très mauvais signal que de considérer que la période de consultation publique puisse pâtir de l’épidémie.

  • Nous avons craint, dès le début de l’épidémie, que la protection de l’environnement ne soit considérée comme superflue et que les possibilités pour les citoyens de participer aux enquêtes ne soient niées pour cause d’urgence.

  • Pour que cette enquête soit réalisée dans des conditions de consultation normales, permettant l’étude des pièces, les rencontres avec le commissaire-enquêteur et la rédaction sereine des avis, l’association Val de Seine Vert, que j’ai l’honneur de présider, vous demande la prolongation de 15 jours de cette enquête la portant ainsi de mi-juillet à début septembre, conformément à l’article L 123-9 du Code de l’environnement.

  • En vous assurant de l’expression de ma considération, le président

  • Frédéric Puzin
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